La BGE Finistère, des éducateurs économiques

La BGE Finistère, plus connue sous son ancien nom de Boutique de Gestion, est spécialisée dans le conseil et formation en création et reprise d’entreprise.
Forte d’une équipe de 10 experts salariés, elle compte quatre implantations dans le département (deux agences, à Brest et Quimper, et deux permanences, à Morlaix et Carhaix). « Trouver les bonnes informations, se faire accompagner, se former, trouver les fonds nécessaires… restent des éléments déterminants dans la réussite d’un projet », expliquent Claude Cariou, directeur, et Philippe Clech, directeur adjoint. La BGE Finistère, qui a vu le jour en 1997, appartient à un réseau national d’appui aux entrepreneurs qui regroupe 45 associations et plus de 900 salariés.
Dans le Finistère, les résultats obtenus sont éloquents : 365 entreprises créées ou reprises et 445 emplois créés l’an dernier, un taux de pérennité de 78% à trois ans, largement supérieur à la moyenne nationale. « Pour nous, le champ de l’insertion par l’activité économique est très vaste. Nous recevons tous les publics », poursuit Claude Cariou. « Nous ne faisons aucune distinction. Chacun a droit à la même prestation, prise en charge par l’Etat, le Conseil général ou des partenaires privés sur la base de conventions ». « Nous traitons les dossiers de A jusqu’à Z. Les créateurs ou repreneurs ont affaire à un interlocuteur unique », souligne Philippe Clech. Parmi les 1  500 personnes accompagnées en 2012, seules 6% étaient des demandeurs d’emploi de longue durée. « Il y a relativement peu de bénéficiaires du Rsa parmi les créateurs », constate Claude Cariou. Nettement moins selon lui, à régime comparable (RMI) qu’il y a une dizaine d’années. L’essor quantitatif du régime de l’auto-entrepreneur n’est sans doute pas étranger à cette situation.
Les bonnes raisons, y compris financières, de se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat ne manquent pourtant pas. « L’aide à l’installation du Conseil général (4 000 €) est peu connue, alors qu’il est même possible de la demander dans l’année suivant le démarrage de l’activité. De notre côté, nous apportons un effet levier vis-à-vis des banques*. Pour obtenir des financements et pour survivre ensuite, il faut absolument être accompagné. Nous sommes des éducateurs économiques. Nous proposons toute une panoplie de services afin que chacun puisse accéder à l’autonomie et créer son propre emploi avec tous les avantages et inconvénients que cela comporte ». Ce sont les bénéficiaires qui en parlent le mieux. « J’étais à Pôle Emploi et j’avais l’idée de créer une entreprise », témoigne Ricardo Pereira Mota qui a fondé en février 2012 la société brestoise « Maisons Bretonnes », spécialisée dans les gros aménagements intérieurs, avec son associé Paulo Da Silva. « Créer son entreprise, c’est se lancer sur un terrain que l’on ne connaît pas. L’ADIE m’a dirigé vers BGE. La Boutique de Gestion m’a expliqué quoi faire, comment faire et dans quel ordre le faire. Sans monsieur Clech et toute son équipe, nous n’aurions jamais ouvert ! ». Et Ricardo Pereira Mota et son associé n’auraient pas mené à bien, entres autres chantiers complexes, la rénovation de deux moulins et d’un manoir…

*19 millions d’euros mobilisés l’an dernier pour les entreprises créées ou reprises.
Plus d’infos : www.bg-finistere.com

Booster la mobilité

Créée en 2002, l’association En Route Pour l’Emploi (ERPE) intervient dans le Pays de Brest au bénéfice des demandeurs d’emploi de longue durée, des jeunes de moins de 26 ans sortis sans qualification du système scolaire, des bénéficiaires de minima sociaux et des travailleurs handicapés.
L’an dernier, près de 780 personnes ont sollicité les services d’ERPE pour ce qui concerne le volet déplacements (transport à la demande en minibus, location de voiture ou scooter). Cette demande d’aide immédiate à la mobilité s’est révélée inférieure au chiffre « exceptionnel » de l’année 2011 (900 bénéficiaires). Une situation qui s’explique logiquement par l’aggravation des effets de la crise. Du fait de la raréfaction des opportunités d’emploi, le public de l’association, notamment les plus jeunes et les femmes, a eu moins recours à l’offre de transport proposée. En revanche, ERPE a su répondre à une forte croissance des démarches associées à une prise en compte en amont de l’offre d’emploi (garage social, microcrédit social). « Les personnes se tiennent prêtes au cas où… », résume Nadine Foussard, directrice d’En Route Pour l’Emploi.
Parallèlement, l’association a « poursuivi et intensifié » sa collaboration avec Keolis Brest. Dans le cadre d’un partenariat avec l’opérateur, l’association gère depuis juin 2012 les parcs relais de Strasbourg et Montbarey. Depuis février dernier, ERPE s’est vu confier la gestion d’un parc de 250 vélos (à propulsion humain ou électrique) sur le site de l’agence commerciale Liberté. « Cela nous a permis de mettre en place une véritable Unité Vélos au sein de notre atelier qui compte désormais douze personnes en insertion. Deux postes supplémentaires ont été créés grâce à l’Etat et au Conseil général », précise Nadine Foussard. « Nos salariés se trouvent en lien avec les usagers à l’occasion des mises à disposition de vélos et des opérations d’entretien. Ce support d’insertion est très efficace. Il valorise la dimension humaine, tout en favorisant la reconnaissance de véritables compétences techniques. Cette mise en situation d’emploi tend à développer l’autonomie et l’esprit d’initiative ». Prochain objectif d’En Route Pour l’Emploi : mettre en place un service de location de voiturettes.

Plus d’infos : www.erpe29.org

GEIQ BTP, qualification et insertion durable

Le Groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ) BTP Quimper Cornouaille* rassemble 22 entreprises. Créé en janvier 2003, il réunit de petites entreprises du bâtiment et des agences locales de grandes sociétés nationales de travaux publics. L’article 1 de la Charte nationale des GEIQ (adoptée en 1996) précise que leur mission centrale est « l’organisation de parcours d’insertion et de qualification au profit de demandeurs d’emploi rencontrant des difficultés d’insertion professionnelle ».
Direction le quartier de Kervouyec à Quimper. Meven Le Hénaff, 27 ans, est en contrat de professionnalisation avec l’entreprise de peinture quimpéroise Lucas-Guéguen depuis avril dernier. « Je gagne 1 100 € nets. Ça change la vie. Je peux enfin me faire plaisir : aller au restau et au Mac Do, m’acheter des jeux vidéo. Je commence à mettre de l’argent de côté pour m’acheter des meubles. L’an prochain, je vais louer un appartement ». Jusqu’alors, Meven ne pouvait guère envisager de tels projets. « J’étais dans l’intérim mais avec la crise, je n’avais presque plus de missions ». Il révise alors ses maths et peaufine ses gestes en atelier à l’AFPA de Quimper. « Là-bas, j’ai assisté à une intervention de Mme Pennec. Je suis allée la voir. Elle s’est occupée de tous les papiers et m’a trouvé une entreprise. L’entretien s’est bien passé ».
«  Je travaille en réseau. J’informe régulièrement nos partenaires en fonction des besoins. Les liens sont continus », explique Catherine Pennec, directrice du GEIQ BTP Quimper-Cornouaille. « J’ai rencontré Meven pour la première fois il y a un an. Il venait de valider un projet d’orientation vers le métier de peintre en bâtiment. Nous sommes restés en contact. En mars 2013, l’entreprise Lucas-Guéguen m’a informée qu’elle était en mesure de l’accueillir dans de bonnes conditions pour lui apprendre le métier. Ce contrat de professionnalisation de 18 mois répondait à son besoin de stabilité professionnelle. Notre objectif commun est la qualification et l’insertion durable. Nous voulons l’amener à un titre professionnel de peintre en bâtiment, d’un niveau équivalent au CAP délivré par l’Education nationale ». Une vingtaine de jeunes comme Meven sont accompagnés chaque année par le GEIQ BTP Quimper Cornouaille.

Plus d’infos : www.geiqbtp.fr
*Il existe également un GEIQ BTP dans le Pays de Brest.

Le garage solidaire de Carhaix

Le garage solidaire créé à l’initiative d’Yves Morvan, président du Moto Club des Montagnes Noires et de son équipe en novembre 2007, se porte bien. C’est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle.
Une bonne nouvelle parce que ce chantier d’insertion a démontré sa pertinence et à sa solidité. D’abord dans son principe : des salariés en insertion travaillent dans l’intérêt de personnes en situation de fragilité sociale. Ensuite, dans ses résultats économiques. Pour l’an dernier : 700 réparations, 105 véhicules vendus au prix moyen de 1 500 €, 4 500 journées de location au tarif unitaire de 5 € qui ont permis à 150 personnes d’aller au travail. « Nous avons ouvert un second garage à Guichen, près de Rennes, début avril », explique Yves Morvan. La structure compte désormais 44 salariés, dont 8 en CDI à Carhaix (encadrants et administratifs) et 4 à Guichen. « Nos bilans sociaux sont très bons, nos finances aussi. Nous sommes parvenus à créer un modèle économique viable. On ne redistribue pas à des actionnaires. On investit dans du matériel performant. On gagne du temps et on ne gaspille rien. Tout est récupéré ou réparé ».
Mais cette réussite est aussi une mauvaise nouvelle parce qu’elle démontre le caractère aigu du besoin. « Nous sommes débordés par le bien-fondé et la justesse de notre offre. Cette tendance est bonne pour nous mais mauvaise pour la société », affirme Yves Morvan. « Nous avons récemment été obligés de fermer l’atelier de Carhaix au public pendant quinze jours pour tenir nos délais. De plus en plus de personnes se retrouvent en dessous du seuil de pauvreté, notamment des femmes seules qui élèvent des enfants ou des travailleurs qui subissent des temps partiels ».
« Le Conseil général du Finistère nous apporte une aide très précieuse. Nous bénéficions également d’un soutien de l’Etat », rappelle Yves Morvan. « Plusieurs concessionnaires de grandes marques automobiles françaises nous rétrocèdent des véhicules d’occasion à bas prix à Brest, Quimper, Douarnenez, Landerneau, Châteaulin, Carhaix, Saint-Brieuc… Plusieurs fondations importantes croient en nous ». Tous l’ont bien compris. Le garage social n’est pas seulement une idée généreuse. Il constitue aussi un outil d’insertion efficace. En 2012, sur les huit personnes qui ont quitté la structure, cinq ont signé un contrat durable, trois ont entamé une formation.
Le projet, économiquement solide, évolue vers une entreprise d’insertion.

Formation en alternance expérimentée par Sato Relais en partenariat avec le CLPS

« La première demande d’un salarié en insertion, c’est de travailler. Pas forcément de retourner sur les bancs de l’école, explique Remy Salaün, directeur général du Groupe Sato. Pourtant la formation est un levier important d’un retour à l’emploi durable. Elle permet d’accompagner une montée en compétences.» Dans le cadre de son association intermédiaire, le SATO Relais intervient sur le territoire de Brest Métropole Océane pour un public majoritairement féminin sur des métiers liés au service à la personne, à l’hygiène, la propreté et la restauration collective. L’association emploie sur ce service environ 250 personnes différentes par an ce qui correspond à 25 salariés en équivalent temps plein. « Les salariés, bien que réunissant de l’expérience professionnelle sur certaines de ces activités, ne sont pas formellement formés aux gestes et techniques professionnelles appropriés, aux méthodes et protocoles, à la prévention des risques et à la sécurité. Depuis plusieurs années, nous cherchions à construire des programmes de formation pour nos salariés, mais les dispositifs n’existaient pas,» poursuit Remy Salaün. Sato Relais a profité d’un appel à projet de la Région, dans le cadre d’une action territoriale expérimentale, pour construire un programme innovant de formation en alternance en partenariat avec le CLPS. Une dizaine de salariés peuvent désormais suivre des sessions de formation, construites sur mesure de façon à répondre aux exigences des postes occupés, une semaine par mois pendant trois mois.

Les chantiers d’insertion de l’Association Recherche Travail (ART)

Association Recherche Travail (ART) est née en 1988 à l’initiative d’un comité de chômeurs. « A la base, nous sommes une association intermédiaire », rappelle sa directrice, Catherine Ruscio. Implantée dans le secteur de Landivisiau mais aussi à Morlaix, à Saint-Pol-de-Léon et à Cléder au cœur de la communauté de communes de la Baie du Kernic, elle propose un atelier dédié à l’activité vêtement (Rénov’habits). Surtout, au fil du temps, ART a développé deux chantiers d’insertion désormais bien inscrits dans le paysage léonard.
Le premier, Bâtivert, a vu le jour en 2005. « Nous sommes conventionnés pour huit salariés en insertion. En 2013, nous avons accueilli 14 personnes à ce jour », indique Catherine Ruscio. Elles restent, le plus souvent plus d’un an au sein de la structure. La plupart des marchés sont conclus avec des collectivités du Pays de Landivisiau. Mais Bâtivert est aussi intervenu récemment dans le cadre de la restauration d’un lavoir à Plouescat ou dans le cadre d’une opération de débroussaillage dans les Landes du Cragou en lien avec le Conseil général. « L’un de nos salariés en insertion, âgé de plus de soixante ans, a été recruté par une collectivité voisine. Il lui manquait quelques trimestres de cotisation pour faire valoir l’intégralité de ses droits à la retraite », affirme Catherine Ruscio. Au-delà du seul motif solidaire, il y a fort à parier que cet ‘’ancien’’ avait encore beaucoup à apporter, partager et transmettre sur le plan professionnel… Et que la collectivité concernée ne s’y est pas trompée.
Le second chantier d’insertion, davantage centré sur le bâtiment et notamment la petite maçonnerie, a vu le jour plus récemment dans le Pays de Morlaix dans un état d’esprit identique. « Nous souhaitons poursuivre notre action en termes de reconnaissance des acquis de compétences des travailleurs handicapés », souligne Catherine Ruscio. « Six salariés en insertion sont concernés sur nos deux chantiers. Nous adhérons totalement à ce dispositif expérimental qui valorise leurs savoir-faire et les place en situation de réussite ».

Contact : 02 98 68 36 82

Les maraîchers de la Coudraie à Quimper

Les Maraîchers de la Coudraie ont vu le jour en mai 2012. L’association est dirigée depuis septembre dernier par l’un de ses membres fondateurs, Annick Sévère, ancienne directrice d’Objectif Emploi Solidarité. « Quimper Communauté a mis à notre disposition les terrains et bâtiments des anciens haras », rappelle-t-elle. Un site idéal pour enraciner et faire fructifier ce chantier d’insertion affilié au réseau national des Jardins de Cocagne qui a élevé le maraîchage biologique au rang de support privilégié d’insertion. Autres partenaires incontournables dans l’opération : l’Etat, via la DIRECCTE, le Conseil général et Quimper Communauté.
L’équipe comprend 5 permanents et 16 personnes en insertion. Les premiers paniers ont été commercialisés en juin dernier. L’association compte 83 adhérents qui s’engagent à acheter un panier par semaine. « Nous cultivons la solidarité », affirme Annick Sévère. Et cela plaît. Le 6 juin 2013, 500 personnes ont participé au petit-déjeuner bio organisé sur le site. Le chef de culture, Gildas Guiavarc’h, garantit aux adhérents une offre très diversifiée : 45 paniers différents par an. « En termes de sorties vers l’emploi ou la formation, les résultats sont encourageants », conclut la directrice. « Notre point de vigilance est la notion de projet ».

Route de Guengat 29000 Quimper. Tél : 09 66 91 74 63
www.reseaucocagne.asso.fr

Priorité à l’insertion par le travail

LA POLITIQUE D’INSERTION DU CONSEIL GÉNÉRAL

Les enjeux en Finistère
Interview de Michaël Quernez, Vice-président du CG en charge de l’insertion et de l’économie
Chiffres clés de l’insertion en Finistère

LES PACTES TERRITORIAUX D’INSERTION DÉCLINÉS DANS LES 4 PAYS FINISTÉRIENS

Priorités partagées, spécificités reconnues
Pays de Cornouaille
Pays de Morlaix
Pays de Brest
Pays du Centre Ouest Bretagne

UNE INSERTION SOCIALE ET PROFESSIONNELLE RÉUSSIE

Consolider l’offre d’insertion par l’activité économique
Les Maraîchers de la Coudraie à Quimper;
Le garage solidaire de Carhaix;
Association Recherche Travail (ART) dans le nord Finistère;
Les déménagements solidaires;
Chantier d’insertion Fil à fil à Brest;

Faciliter l’accès à la formation
Formation en alternance expérimentée par Sato Relais en partenariat avec le CLPS

Mobiliser les acteurs économiques
Groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification BTP Cornouaille

Lever les freins à l’insertion et faciliter la mobilité
En Route pour l’emploi dans le Pays de Brest

Soutenir et accompagner les bénéficiaires du RSA créateurs d’activité
La Boutique de gestion du Finistère
La CMA accompagne les chefs d’entreprise

Améliorer les conditions de travail
Guide des pratiques responsables en matière de conditions de travail dans les industries agroalimentaires finistériennes
Le Plan Local pour l’Insertion et l’Emploi (PLIE) du Pays de Brest
Pass’emploi : l’exemple de Régis Hémidy

Mobiliser l’offre d’insertion sociale
La danse pour se réapproprier sa vie
Art, culture et accompagnement social

FAVORISER L’AUTONOMIE DES JEUNES

La Mer, territoire d’insertion
Chrysalide en métamorphose
Coopérative jeunesse de services
Dispositif expérimental : la Garantie jeunes
Emplois d’avenir : exemple de Kévin Mailhac travaillant au domaine de Trévarez
Roulez jeunesse

FAVORISER L’INCLUSION SOCIALE

Optimiser l’accompagnement des bénéficiaires du RSA
La Touline : rencontres et proximité
PIAF… pour les artistes
Revenu de solidarité active, mode d’emploi

Action sociale de proximité pour une insertion sociale et professionnelle réussie
Interview de Marie Gueye, Conseillère générale chargée de l’insertion sociale et professionnelle
Coallia, pour l’insertion vers l’autonomie
Peepi, une étoile pour le parcours d’insertion

 

 

Favoriser l’inclusion sociale en Pays de Brest

« Notre territoire rassemble 45% des habitants et des bénéficiaires du Rsa du département », rappelle Pascale Mahé, vice-présidente du Conseil général déléguée au Pays de Brest. « BMO accueille de nombreuses structures liées à l’insertion par l’activité économique et met en œuvre une multiplicité de partenariats. Notre principale préoccupation est de veiller à l’équilibre entre secteurs urbains et ruraux. Dans ces derniers, il est préférable de mettre en œuvre des actions d’insertion destinées à des petits groupes, d’individualiser nos politiques d’insertion ».
« Plusieurs actions contribuant à valoriser les compétences humaines du public en insertion sont conduites sur le champ culturel  et artistique : projet d’ateliers d’écriture du Théâtre du Grain, Danse à tous les étages », explique Pascale Mahé. Il existe aussi un projet de chantier numérique impliquant ICEO* (Informer, acCompagner vers l’EmplOi) en collaboration avec l’association ‘’Les petits débrouillards’’, ainsi qu’un chantier dans le domaine des textiles usagés. L’inclusion sociale n’est concevable que si l’état de santé le permet. « Il est compliqué d’orienter une personne sans pouvoir évaluer sa capacité à travailler : empêchement temporaire ou définitif, nature des postes pouvant être occupés… », poursuit Pascale Mahé. « Nous projetons d’identifier les principales problématiques de santé constituant des obstacles majeurs à l’insertion sur le Pays de Brest, cela d’une manière globale bien évidemment et non individuelle. Nous accomplirons ce travail en étroite relation avec l’Agence Régionale de Santé (ARS), signataire du PTI départemental. Dans le même esprit, nous allons intensifier notre collaboration avec la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) du Finistère ». « Nous voulons enfin mettre en place des passerelles entre les différentes étapes du parcours d’insertion : ateliers (activité sans rémunération), chantiers (salariés en insertion) », conclut Pascale Mahé. « Les personnes en insertion doivent pouvoir transiter plus en douceur d’un dispositif à l’autre ».

*ICEO (Keredern) est un service de proximité dédié à l’accompagnement à la recherche d’emploi ainsi qu’à l’impulsion, au soutien ou à l’animation de dynamiques d’insertion sur les quartiers prioritaires de la ville de Brest.
Contact : iceobrest.wordpress.com

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Développer les qualifications en Pays du Centre Ouest Bretagne

Développer les qualifications en Pays Centre Bretagne

De par ses spécificités (territoire à dominante rurale, faible densité de 32 habitants au km²…), le Pays du Centre Ouest Bretagne (COB) présente un enjeu fort en termes de facilitation des déplacements. « Les outils existent, notamment la centrale de mobilité Mobil’emploi, mais ils doivent être mieux adaptés aux besoins des personnes en insertion professionnelle. C’est au Conseil général qu’il revient de coordonner cette action et de faire émerger des propositions en relation avec nos partenaires », affirme Marie-France Le Boulch, vice-présidente du Conseil général déléguée au COB.
Second axe du PTI territorial : les formations et qualifications. « Accéder à l’emploi durable passe fréquemment par une période de formation préalable », souligne Marie-France le Boulch. « C’est pourquoi le Conseil général soutient les initiatives innovantes en matière de qualification des bénéficiaires du Rsa en appui et en complémentarité avec la Région Bretagne compétente en la matière. Il est important de mieux faire connaître l’offre de formation aux personnes en insertion, de les inciter à se qualifier. Dans ce contexte, l’accès aux services disponibles sur internet constitue une priorité. La Région dispose de points d’accès à la téléformation qu’il convient de relancer sur notre territoire ».
Autre action significative dans le même domaine : le recrutement d’une dizaine de stagiaires en vue d’une formation en éco-construction organisée depuis novembre à Carhaix en partenariat avec des artisans locaux. Dans le cadre de son PTI, le COB s’efforce aussi de consolider l’offre développée par les structures de l’IAE. « Nous accompagnons le montage d’un projet d’insertion à Trévarez. Celui-ci comporte une dimension à la fois agricole (maraîchage biologique), construite en partenariat avec la Chambre d’agriculture et patrimoniale, conçue avec le concours de l’EPCC* », précise Marie-France Le Boulch. « Le démarrage des deux chantiers est prévu au premier trimestre 2014. La création d’une activité de maraîchage permettra notamment à des femmes de s’inscrire pleinement dans cette démarche d’insertion de proximité ».

*L’Etablissement public de coopération culturelle « Chemins du patrimoine en Finistère »
a été créé à l’initiative du Conseil général qui en est le principal financeur.

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