Priorité à l’insertion par le travail

Dessin d'Éric Appéré

Pour mener sa politique d’insertion, le Conseil général du Finistère s’appuie sur un réseau de structures spécialisées (chantiers d’insertion, associations intermédiaires, entreprises d’insertion, entreprises de travail temporaire d’insertion) qui forment, suivent et accompagnent les personnes en difficultés dans leur chemin vers l’emploi durable. Tour d’horizon des acteurs de l’insertion et des enjeux finistériens.

La loi généralisant le Revenu de solidarité active (Rsa), entrée en vigueur en juin 2009, a confié aux Départements la responsabilité et la coordination des politiques d’insertion. « Les orientations de la politique d’insertion du Conseil général du Finistère sont inscrites dans le Pacte territorial d’insertion 2013-2015 », rappelle le Président, Pierre Maille. « Celui-ci fédère l’ensemble des partenaires du Conseil général (Etat, Conseil régional, Pôle Emploi, Agence régionale de santé…) autour d’une feuille de route ambitieuse en faveur de l’insertion, de la formation et de l’emploi des bénéficiaires du Rsa et des jeunes de 16 à 25 ans ».
« La politique d’insertion du Conseil général se fonde sur un principe fondamental : il n’y a pas d’insertion sans perspective d’emploi durable. L’emploi détermine le destin social des personnes », complète Michaël Quernez, Vice-Président du Conseil général en charge de l’insertion et de l’économie. C’est pourquoi la priorité est donnée ici à l’insertion par l’activité économique (IAE). Celle-ci a pour objet de « permettre à des personnes sans emploi, rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières, de bénéficier de contrats de travail en vue de faciliter leur insertion professionnelle. Elle met en œuvre des modalités spécifiques d’accueil et d’accompagnement. L’insertion par l’activité économique (IAE), notamment par la création d’activités économiques, contribue également au développement des territoires »*.
Pour mener à bien cette politique, le Conseil général s’appuie sur des structures spécialisées qui concilient impératif de solidarité et dimension économique. Il existe quatre catégories de structures d’insertion par l’activité économique (SIAE). Les chantiers d’insertion accueillent et intègrent en milieu de travail des personnes sans emploi, en grande majorité des bénéficiaires du Rsa. Il s’agit d’un contrat aidé de six mois (26 heures par semaine). Les salariés y acquièrent des compétences techniques et bénéficient d’un accompagnement social et professionnel (aide à la résolution de problèmes de mobilité, construction d’un projet de formation…). Les associations intermédiaires proposent une mise à disposition des salariés pour des missions ponctuelles à des entreprises, associations, collectivités publiques ou particuliers. Elles assurent l’accueil, le suivi et l’accompagnement de ces salariés dans leur démarche d’insertion. Les entreprises d’insertion produisent des biens et services comme n’importe quelle autre entreprise, tout en réalisant un suivi et un accompagnement social et professionnel de leurs salariés. Les entreprises de travail temporaire d’insertion fonctionnent comme des entreprises de travail temporaire classiques. Leurs salariés, des demandeurs d’emploi, peuvent de surcroît bénéficier d’un accompagnement social et professionnel.
Compte tenu de leur parcours et pour des motifs très divers, certaines personnes ont besoin d’un accompagnement spécifique. Des dispositifs adaptés sont mis en œuvre pour celles qui présentent un handicap, ont rencontré des problèmes d’ordre judiciaire, souhaitent évoluer vers les métiers de la mer, nourrissent un projet artistique… Afin de répondre à l’ensemble des besoins, le Conseil général s’appuie sur l’expertise de ses partenaires : la Mutualité sociale agricole (MSA) dans le secteur agricole, Ohé Prométhée et les Genêts d’Or/AN Treis pour les personnes handicapées, des associations qui réhabilitent l’estime de soi et le lien social, les équipes emploi en direction des entreprises… Plus que jamais, la réussite de la politique d’insertion entreprise par le Conseil général du Finistère repose sur une volonté politique forte, relayée et amplifiée par un réseau de partenaires actifs et solides.

*Selon les termes de la loi d’orientation du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les exclusions qui fixe le cadre légal de l’intervention de l’IAE et l’inscrit dans le code du travail (article L5132-1).

Plus d’infos : www.cg29.fr ; www.portail-iae.org (le portail de l’insertion par l’activité économique) ; www.emploi.gouv.fr

CHIFFRES CLÉS DE L’INSERTION EN FINISTÈRE

37 490 demandeurs d’emploi fin juillet 2013 (catégorie A – données brutes), dont 5 636 jeunes de moins de 25 ans, soit 15% du total (15,4% en Bretagne et au niveau national)*.
28 000 personnes bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active (RSA) dans le département au 1er septembre 2013 (près de 2,3 millions de personnes en France).
15 782 personnes bénéficiaires du Rsa soumises à l’obligation d’effectuer des démarches d’insertion professionnelle et/ou sociale au 31 août 2013.
• 492,90 €, c’est le montant actuel du Rsa socle** pour une personne seule.
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81,3 millions d’euros sont consacrés au Rsa par le Conseil général en 2013, ce qui représente 8% de son budget annuel.
• 38 chantiers d’insertion.
• 8 associations intermédiaires.
• 7 entreprises d’insertion.
• 1 entreprise de travail temporaire d’insertion.
• 11 Commissions Locales de Lutte contre les Exclusions (CLLE).
• 1 million d’euros, c’est le montant de l’enveloppe allouée par le Conseil général et ses partenaires à destination des personnes en difficulté d’insertion ou en situation d’exclusion sociale dans le cadre du dispositif « Avenir Jeunes 29 » en 2013.
• 4 000 €, le montant maximum de l’aide à la création d’entreprise. Elle peut être accordée aux bénéficiaires du Rsa socle. Le dossier doit être validé par la CLLE après avis d’un organisme d’aide à la création d’entreprise.
• 2 garages solidaires, 3 centrales de mobilité.

*Source : Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) –
Unité territoriale du Finistère.
**Le RSA socle est versé aux foyers sans revenus et vise à garantir des ressources