Sa bonne humeur et son enthousiasme sont communicatifs. Régis Hémidy, 27 ans, a été recruté en CDI il y a six mois au Super U de Guipavas. Une heureuse issue après avoir exercé le métier de carreleur pendant huit ans et s’être retrouvé sans emploi du jour au lendemain. Dans un premier temps, les solutions classiques n’ont pas fonctionné.
« J’ai adressé beaucoup de candidatures spontanées… et essuyé autant de refus. Certains m’ont dit carrément : vous avez plus de 26 ans, vous nous coûtez trop cher ! ». Il devenait donc urgent de changer de domaine d’activité et de trouver un nouvel angle d’attaque. « Ma mère m’a recommandé de contacter Pass’Emploi qui l’avait elle-même accompagnée », explique Régis. « Tout s’est réglé très vite, en un mois. J’ai toujours été attiré par les métiers de bouche. Même si je manquais d’expérience, j’étais extrêmement motivé ! ». Un état d’esprit qui n’a pas échappé à Morgane Gruet, responsable frais de la grande surface. « Je travaille exclusivement avec Pass’Emploi », souligne-t-elle. « Dans mon secteur, j’ai souvent besoin d’une personne assez vite. Mon interlocutrice est très réactive. J’appelle le matin et j’ai une proposition au plus tard le lendemain ». « Nous ne présentons qu’une seule candidature. Il n’y a pas de mise en concurrence », souligne Isabelle Martin, la chargée de relation entreprises de Pass’Emploi concernée. Un mode de fonctionnement dont le succès repose sur la franchise, le dialogue et la confiance réciproque. « Le système fonctionne. J’ai été très rarement déçue. On travaille sans cv. J’attache la plus grande importance à la motivation du candidat et à sa capacité d’adaptation. Il est toujours possible de compenser l’absence d’expérience dans le métier par une formation. Il faut donner sa chance à tout le monde ».
« Grâce à Pass’Emploi, j’ai recruté cinq personnes au total », affirme Morgane Gruet. « Nous décortiquons le poste de travail que nous visitons avec le candidat », précise pour sa part Isabelle Martin. L’intervention de Pass’Emploi ne s’arrête pas à la signature du contrat. Pendant six mois, des bilans d’étapes réguliers sont organisés afin, poursuit-elle, d’« entretenir un espace de dialogue où les choses peuvent être dites afin d’apporter si besoin les ajustements nécessaires ».