La Coopérative d’activités et d’emploi (CAE) Chrysalide, structure partenaire du Conseil général, créée en 2002, propose une offre d’insertion spécifique conforme aux valeurs de l’ESS. Les porteurs de projets peuvent devenir entrepreneurs salariés. Ils bénéficient alors d’un accompagnement multiforme (juridique, comptable, fiscal…) qui leur permet d’évaluer la viabilité de leur projet et de développer leur activité sans être obligé de créer immédiatement leur propre structure. Il existe plusieurs CAE spécialisées : Penn Ar Bât (bâtiment), Coop Domi Ouest (services à la personne), Artenréel (artistique et culturel).
Les CAE finistériennes hébergent 190 entrepreneurs salariés et comptent 19 associés. Leur chiffre d’affaire s’est élevé l’an dernier à 1,1 million d’euros. « Un euro de subvention génère chaque année entre 4 et 5 euros réinjectés dans l’économie locale. A ce stade, on ne peut plus parler de don ou d’assistanat. C’est un investissement ! », souligne Franck Charruau. « Notre modèle constitue une alternative à celui de l’entreprise individuelle. Il est en complète divergence avec le statut d’auto-entrepreneur. Car ici, c’est le contraire de l’isolement ». Dans la rubrique projets figure la création fin 2014 d’une grappe d’entreprises regroupant les CAE du département et d’autres structures aux valeurs communes dans les champs de la formation, du conseil, de la culture… Dans cet univers épanouissant naissent des projets ambitieux et innovants comme celui du Laboscop. Stéphanie Brulé-Josso*, ethnologue et chercheuse médiatique, et Anne-Gaëlle Jacquin*, docteur en biologie marine et médiatrice scientifique, toutes deux férues d’expérimentation dans le champ social, veulent ainsi se positionner à l’interface sciences-société en développant un « laboratoire de recherche-action-formation ouvert à toutes les structures coopératives ».

*Respectivement : http://divers-cites.fr et www.routedesalgonautes.org
Plus d’infos : www.chrysalide.coop