Triskalia : le goût de l’innovation

Laboratoire Capinov de Triskalia

Résolument engagée en faveur d’une agriculture écologiquement intensive, la coopérative s’est donné les moyens de sa politique avec plus de 50 chercheurs dans les laboratoires et 200 technico-commerciaux sur le terrain.

Issu de la fusion de trois coopératives (Cam 56, Coopagri Bretagne et Eolys), Triskalia (4 500 salariés équivalent temps plein ; 18 000 adhérents ; 2,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2012) constitue un acteur incontournable du paysage agricole et agroalimentaire breton.
Dans le Finistère, il compte 1 150 salariés, 6 500 adhérents et 80 magasins, sites industriels ou administratifs. Son activité s’articule autour de trois grands métiers. D’abord l’agriculture, puisque Triskalia accompagne les producteurs (lait, porcs, volailles, bovins, oeufs, légumes, céréales) sur les plans technique, économique et environnemental. Ensuite, l’agroalimentaire, car la vocation de la coopérative est de garantir durablement des débouchés à ses adhérents, notamment via la création de filiales spécialisées (Gelagri, Laïta, Ronsard…). Enfin, la distribution, à tonalité de plus en plus grand public (Magasin Vert, Point Vert, Gamm Vert, Comptoir du Village, fioul avec Sicarbu Ouest …).
La marque Capinov (laboratoire d’analyses et R&D), créée en 2005, complète transversalement ce dispositif, en cohérence avec l’engagement affirmé de la coopérative en faveur d’une Agriculture Ecologiquement Intensive (AEI). Dans cet esprit, Triskalia a créé, avec deux autres coopératives (Agrial et Terrena) et trois grandes écoles (Agrocampus Ouest, Groupe Esa et Oniris) une chaire dédiée à l’AEI. Les coopératives consacreront au total plus d’1 M€ au financement de programmes de formation et de recherche élaborés au sein des écoles. Triskalia a mis parallèlement en place un réseau de 20 fermes de référence afin de tester de nouvelles pratiques culturales. Il propose aussi des outils d’aide à la décision comme PlaniTerre, véritable suivi agronomique personnalisé auquel ont recours 1 200 producteurs. Alimenté par des données satellitaires, celui-ci permet d’optimiser la fertilisation à l’échelle de l’exploitation et de mieux maîtriser les contraintes réglementaires.
« Nous ne sommes plus dans un modèle standard appelant des réponses univoques », souligne Dominique Ciccone, directeur général de Triskalia. « Les agriculteurs font leurs propres choix. Ils décident du taux de rotation de leurs cultures en fonction d’objectifs personnels, des besoins industriels, de l‘évolution des marchés, de la saisonnalité… Notre finalité est de leur apporter une solution spécifique. Nous souhaitons favoriser la différenciation de nos produits auprès des consommateurs par ce type de démarches innovantes. Malgré les efforts extrêmement importants déjà accomplis par les agriculteurs et l’ensemble des filières, la maîtrise des intrants demeure une priorité. Dans ce domaine, nous possédons un réel savoirfaire ».

Plus d’infos : www.triskalia.fr