Entreprendre, fédérer, animer

Filtres Elliptika

Le Technopôle Brest-Iroise rassemble des fleurons de l’entreprise, de la recherche et de l’enseignement supérieur dans un espace d’innovation unique. Elle concentre ses efforts sur trois pôles d’excellence : sciences et technologies de la mer, TIC, sciences du vivant.

La Pointe du Diable est un lieu de concentration de l’excellence brestoise. 2 600 personnes y travaillent dans les quelque 90 entreprises présentes sur le site, 3 700 autres dans l’enseignement supérieur et la recherche, parmi lesquels plus de 2 000 étudiants et près de 1000 enseignants chercheurs, ingénieurs et techniciens. 200 structures (entreprises, centres de recherches, universités et grandes écoles, organismes publics et professionnels, collectivités…) sont rassemblées au sein de l’association.
Si le technopôle brestoise était une oeuvre d’art, ce serait un triptyque. Trois missions : entreprendre, fédérer, animer. Trois pôle d’excellence : les sciences et technologies de la mer (60% de la recherche publique française, plus forte concentration européenne en R & D dans ce domaine), les technologies de l’information et de la communication (40% de la recherche française basée en Bretagne), les sciences du vivant (1ère région agricole et de pêche fraîche française).
L’association a su aussi bien accompagner des initiatives entrepreneuriales : Autocruise (radars pour l’automobile), Elliptika (conception de filtres hyperfréquences à la demande), que coordonner des actions collectives : Vigisat (1ère station satellite radar civile française opérée par la société CLS), ImaginLab (plateforme 4G/LTE du Pôle Images & Réseaux basée à Brest).
Le Technopôle Brest-Iroise est à l’origine un outil créé pour faire face aux crises économiques. Elle a vu le jour en octobre 1988, alors que la crise des chantiers navals venait d’anéantir 1 500 emplois à Brest. Nouveau séisme en 1996 : la restructuration des industries de la défense provoque plus de 2 000 suppressions d’emploi à la DCN. « L’originalité brestoise a consisté à fédérer d’emblée les énergies et les compétences pour conforter les pôles d’excellence existants : alliance entre mer et terre (entre Brest et le Léon), Télécom, sciences du vivant. C’était les pôles de compétitivité avant l’heure ! », explique le directeur, Michel Morvan. « Le Pôle Mer est l’aboutissement du travail que l’on menait déjà. Nous avions plus de dix ans d’expérience ». Agréablement blottie dans sa rade, le Technopôle raisonne et résonne pourtant à l’échelle du monde.
C’est à Brest, en mai 2011, qu’ont été lancées les bases d’un réseau scientifique et technologique planétaire, « The Maritime Innovative territories International Network ». Michel Morvan prône la mise en réseau inlassable, l’animation non stop « du local à l’international ». A ses yeux, « la recherche est toujours un croisement, un foisonnement. Nous en sommes les facilitateurs ».

Plus d’infos : www.tech-brest-iroise.fr

Lire aussi :
> « Créer des avantages compétitifs », interview de Ronan Le Den, Directeur de la technopole Quimper-Cornouaille
> C@mpus numérique breton : le CG29 s’engage !
> Brest, numérique à visage humain
> Coworking à Quimper
> « Au service du territoire », interview de Pascal Olivard, président de l’UBO