Le groupe Piriou emploie 930 personnes dans le monde

Thonier senneur

Acteur majeur du monde maritime, le groupe emploie 930 personnes dans le monde, dont 350 en France. Il a livré en mars un chalutier de 22 mètres à un armement vendéen.

PIRIOU a construit en moyenne 6 navires de pêche par an durant les 40 dernières années, soit 236 unités de 14 à 90 m depuis 1972 : 164 chalutiers de 16 à 46 m, 10 crevettiers, 29 palangriers et ligneurs, 7 fileyeurs, 26 thoniers senneurs. « Notre avenir passera toujours par la pêche en France comme à l’étranger, car nous voulons accompagner le mouvement de pérennisation des pêches françaises », souligne Pascal Piriou. « Le navire de pêche est l’un des navires les plus complexes à concevoir, en particulier dans les tailles les plus modestes, puisqu’il s’agit à la fois d’un navire, avec toutes les contraintes que l’on connaît, d’un outil de pêche sophistiqué, d’une centrale de production d’énergie, d’une usine embarquée où le poisson est manutentionné voire travaillé, et d’un lieu de vie où les mètres carrés sont précieux. Tout cela dans un environnement naturel très agressif et un environnement économique stressant. C’est en prenant en compte l’ensemble de ces contraintes et en pensant aux hommes qui embarquent que l’on fait de bons bateaux ».

C’est naturellement le cas du « Cayola », le premier navire conçu et construit en France pour la pêche à la senne danoise. Ce chalutier de 22 mètres, livré fin mars, est le fruit d’une étroite collaboration entre l’Armement Coopératif Artisanal Vendéen (ACAV), le cabinet d’architecture Mauric, Piriou et Mikaël Baud qui en a pris le commandement et en est le co-armateur aux côtés de l’ACAV. Le navire constitue une réponse technique appropriée aux enjeux d’une pêche à la fois responsable et efficace, donc pérenne. Sa consommation de carburant est inférieure de 30% à celle d’un chalutier classique. Il proposera du poisson d’une qualité supérieure grâce à la pratique de la senne danoise qui ne nécessite pas un tractage du filet et permet, grâce à des opérations de pêche de 30-40 mn à très faible vitesse (moins d’un noeud), de prélever les espèces de fonds de façon plus douce qu’avec un chalut classique.
Le « Cayola » offre également des conditions de travail et de vie à bord améliorées : réduction des bruits et vibrations, pêche pratiquée uniquement de jour…

Plus d’infos : www.piriou.com