Association d’organisation de producteurs « Pêcheurs de Bretagne », 3 000 membres

Pêcheurs de Bretagne

L’association d’organisations de producteurs « Pêcheurs de Bretagne », basée à Quimper, résulte de plusieurs fusions successives dont la dernière en date est celle de l’OPOB (Organisation des Pêcheries de l’Ouest Bretagne) avec PMA (Pêcheurs de Manche et d’Atlantique). Cette union devra être officialisée par un vote l’an prochain, à l’issue d’une période de transition de trois ans. Ces considérations statutaires mises à part, Pêcheurs de Bretagne constitue d’ores et déjà un acteur particulièrement influent dans le paysage maritime puisqu’elle figure au premier rang européen des organisations de producteurs en nombre de navires.

Elle rassemble 800 bateaux sur la Bretagne historique (3 000 marins de Saint-Malo au Croisic) et représente un tiers de la pêche fraîche française (100 000 tonnes débarquées) pour 280 millions d’euros de chiffre d’affaires. Ses zones de pêche s’étendent du nord-Ecosse jusqu’aux confins du golfe de Gascogne.
« L’adhésion n’est pas obligatoire mais le nombre de professionnels hors OP est de plus en plus faible en Bretagne », indique Thierry Guigue. « Les OP ont été créées à l’origine pour traiter les problématiques de marché et risques d’invendus. Leur rôle était de payer des prix minimum (de retrait). Les premiers adhérents ont été des navires hauturiers davantage exposés à ce risque ». Un changement profond s’est produit lorsque les OP se sont vues confier la gestion des quotas. « Cette mission constitue aujourd’hui notre coeur de métier et elle concerne tout le monde. Notre travail consiste à établir des plans de productions pour tenir toute l’année ». La boîte à outils est complète et à la discrétion des adhérents : limitations par flottilles, saisonnières… Des commissions s’efforcent de trouver pour chaque pêcherie le meilleur moyen de limiter les pics de production. L’articulation de leurs travaux avec ceux du futur conseil d’administration resserré constitue l’un des chantiers prioritaires cette année.

Chaque adhérent finance l’OP à hauteur de 1% de son chiffre d’affaires. Mais la porte n’est pas grande ouverte. « Chaque quota est un gâteau à se partager. Nous étudions très finement les nouvelles demandes ». Parmi les candidats figurent quelques pêcheurs côtiers qui se sentaient jusqu’à présent peu concernés par la problématique des quotas…