La pêche essentielle à l’aménagement du territoire et à l’emploi finistérien par Pierre Maille

Pierre Maille, président du Conseil général du Finistère

Pierre Maille
président du Conseil général du Finistère

La pêche représente un secteur important de l’économie départementale, tant sur les plans de l’aménagement des territoires, de l’emploi, que de l’identité des territoires maritimes comme le Finistère. La pêche contribue à la vie économique du littoral avec des emplois induits à terre et contribue à son identité : difficile d’imaginer des ports de pêche sans navires et des villages côtiers sans pêcheurs.

Le Conseil général du Finistère, très attaché à cette filière, défend une vision responsable, durable et compétitive de la pêche qui prenne en compte les aspects économiques et sociaux, mais aussi les aspects environnementaux.
Dans le cadre de ses dispositifs d’aide à la filière, le Conseil général soutient les investissements dans les entreprises de pêche, aquacoles, de mareyage et de transformation des produits de la mer et favorise l’installation des jeunes pêcheurs en subventionnant la modernisation et l’adaptation de leurs navires aux conditions de pêche. Il accompagne également les actions collectives menées par les structures professionnelles, notamment en subventionnant des actions de communication et de promotion des produits et des métiers, et en soutenant des projets innovants dans le cadre du pôle de compétitivité Mer Bretagne. Enfin, le Conseil général assure l’entretien, la mise aux normes et le développement des ports de pêche et de commerce. Avec ses concessionnaires (les chambres de commerce et d’industrie), il renforce l’attractivité des ports et contribue au dynamisme de l’ensemble de la filière pêche dans le département.
En tant que membre du Comité des régions de l’Union européenne à Bruxelles, je participe activement aux discussions et débats sur la réforme de la politique commune de la pêche lancée en juillet 2011 par la Commission européenne. En 2012, j’ai présenté l’avis du Comité des régions sur le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP), nouvel outil de la politique commune de la pêche qui entrera en vigueur dès le 1er janvier 2014 pour accompagner les évolutions de ce secteur. Je soutiens un fonds pour une pêche durable et économiquement viable qui doit pouvoir investir dans le renouvellement d’une flotte vieillissante (80% des bateaux ont plus de 15 ans), aider les jeunes à l’installation et participer à l’innovation, notamment dans la sélectivité des engins. Il faut que l’Europe soutienne également la construction de nouveaux navires, plus économes en énergie, ce qui pour l’instant n’est pas gagné.