Préserver les emplois et les savoir-faire par Annick Le Loc’h, députée du Finistère

Annick Le Loc'h

Annick Le Loc’h
Députée du Finistère

Forte du 2ème domaine maritime du monde, la France est le 4ème producteur européen de pêche avec 460 000 tonnes de poissons et crustacés débarqués annuellement dans nos ports et plus d’un milliard d’euros de chiffres d’affaires annuel atteint grâce aux 7 300 navires, aux 22 000 marins et aux 70 000 emplois induits.

Malgré la diminution progressive des unités de pêche et la baisse corrélative du nombre de personnes qui font vivre toute une filière, c’est encore tout cela la pêche française : une activité économique et humaine qui perdure et qui a des atouts à faire valoir.
Ici en Finistère, territoire où la terre et les hommes sont empreints d’une forte identité maritime, où la pêche fraîche représente 25% de la production nationale, les gens de mer savent pouvoir compter sur le soutien du Conseil général et de la Région Bretagne pour soutenir la filière et accompagner ses évolutions. De même, l’Etat produit l’effort budgétaire nécessaire en aidant la pêche et l’aquaculture à relever les défis environnementaux, sociaux et économiques et le gouvernement défend les intérêts français dans le cadre des négociations en cours sur la réforme de la politique commune de la pêche (PCP).

C’est bien notre mobilisation collective qui doit nous permettre de maintenir une pêche durable, responsable, diverse et de qualité. Dans cette optique, les députés français ont adopté récemment une résolution européenne pour porter haut leur ambition pour la filière pêche. En ma qualité de corapporteure pour la commission des affaires économiques, mais aussi de membre du Conseil Supérieur des Gens de Mer, j’attache du prix à ce que la préservation indispensable de la ressource halieutique, à laquelle tend la PCP, ne se fasse pas au détriment des emplois, des savoir-faire, des conditions de travail et des économies portuaires.

En Finistère, sûrement plus qu’ailleurs, on sait l’importance que cela revêt d’aboutir à un compromis européen sur la PCP qui soit acceptable et applicable sur nos côtes.