L’État mobilisé sur la gestion durable des ressources halieutiques en Europe par Jean-Luc Videlaine, préfet du Finistère

Jean-Luc Videlaine

Jean-Luc Videlaine
Préfet du Finistère

Une réforme équilibrée de la politique commune de la pêche (PCP), le renouvellement de l’outil de production et le maintien d’une main d’oeuvre qualifiée sont les défis auxquels doit faire face la pêche finistérienne. L’accord politique trouvé le 3 juin dernier entre le Parlement européen, la Commission européenne et le Conseil des ministres européens en charge de la pêche marque une étape clé dans la défense des intérêts français dans la négociation en cours sur la réforme de la politique commune de la pêche.
Cet accord est intervenu au moment où les derniers chiffres sur l’état des stocks montrent que les efforts importants déjà réalisés par les pêcheurs pour gérer durablement la ressource halieutique portent leurs fruits. L’accord trouvé après un an de discussions entre les trois institutions est ambitieux car il vise une pleine restauration des stocks. La mise en place progressive de l’élimination des rejets en fait un accord réaliste qui permettra aux professionnels de s’adapter.

En outre, les dispositions relatives à la régionalisation, le respect des prérogatives des institutions du Traité de Lisbonne, la part prépondérante des pêcheurs dans les Conseils consultatifs régionaux (CCR) placent en situation favorable la Bretagne et le Finistère, qui ont su fédérer leurs forces vives à travers l’union
d’organisations de producteurs (OP) « Pêcheurs de Bretagne », constituant la première OP européenne.

L’Etat veillera, cet accord confirmé, à sa mise en oeuvre et à accompagner les pêcheurs pour s’adapter à cette nouvelle politique. A ce titre, le Gouvernement se mobilise pour l’adoption la plus rapide possible de l’instrument financier de la PCP, le fonds européen des affaires maritimes et de la pêche (FEAMP).