Défendre une pêche responsable par Jean-Jacques Tanguy, président du Comité des pêches

Jean-Jacques Tanguy

Jean-Jacques Tanguy
Président du Comité départemental des pêches maritimes et des élevages marins du Finistère

En volume, le Finistère représente plus de la moitié de la pêche bretonne. Issu de la réforme de 2012, le comité départemental des pêches maritimes et des élevages marins du Finistère défend le maintien d’une pêche responsable. Il couvre la gestion durable des activités, les nombreuses évolutions réglementaires, les questions environnementales, le social, la sécurité, les aménagements portuaires, le suivi sanitaire, la gestion des licences régionales, l’emploi, la formation et la promotion des métiers.

La pêche est liée à l’identité finistérienne. Maintenir ce lien très fort au territoire est essentiel. Membre du Parc Naturel Marin d’Iroise, le comité des pêches est impliqué dans les neuf sites Natura 2000 littoraux, les sept SAGE, et les quatre démarches de GIZC.
A l’heure de la croissance bleue et de la réforme de la politique européenne des pêches, le secteur fera face à l’une de ses plus importantes mutations. Le « zéro rejet », totalement déconnecté des réalités de nos navires, va peser sur l’avenir de nos flottilles. La gestion de l’espace maritime fait aussi parti des enjeux actuels. Chaque métier joue avec la météo, les saisons, le déplacement du poisson, les nombreuses contraintes techniques et réglementaires. La mobilité est essentielle. Une flottille interagit avec les autres flottilles et désormais avec de nouvelles activités (Energies marines renouvelables, granulats, aquaculture…).

Des chalutiers du large aux goémoniers de la côte, des crabiers de la Manche aux langoustiniers du Golfe de Gascogne, des ligneurs aux pêcheurs à pied, en passant par les dragueurs, les fileyeurs, les senneurs et les goémoniers, la pêche finistérienne est une mosaïque de métiers et de pratiques qui en font sa richesse, sa fragilité et représente un défi permanent pour les structures professionnelles.