Roscoff et Brest mettent en oeuvre des modes d’organisation et de développement qui optimisent leur positionnement géographique.

La criée de Roscoff, gérée par la CCI de Morlaix, connaît une progression constante : 6 473 tonnes (22,5 M€) l’an dernier au lieu de 4 483 t (16,7 M€) en 2008. L’églefin (1 337 t), la lotte (1 115 t), le cabillaud (510 t) constituent les principales espèces commercialisées auprès de 74 acheteurs. La flottille comporte 110 bateaux : 8 chalutiers hauturiers, 6 chalutiers pélagiques, environ 95 fileyeurs et côtiers. La vente à distance, organisée à 6h, représente 82% du total et affiche un taux de réclamation proche de zéro. « Plusieurs projets d’un cout global de 3,6 M€ sont programmés cette année : halle à viviers de 140 unités sur 700 m², restructuration des espaces sociaux pour 45 personnes à terme, réduction de la salle de vente à 15 postes d’achats… », explique le directeur, Guirec André. L’essor de la criée repose certes sur sa position stratégique en milieu de Manche, mais aussi sur la pratique de marées courtes (une semaine maximum) et sur une gestion fine de l’humain. « La moyenne d’âge des 33 salariés de la criée est de 26 ans. Je suis fier de pouvoir recruter en CDI à 19/20 ans ! », souligne Guirec André.

Pour sa part, la criée de Brest* (11 salariés à l’année) a commercialisé l’an dernier 1 735 t de produits de la mer pour une valeur de 8,2 M€. La lotte constitue la principale espèce vendue (512 t) devant la coquille Saint-Jacques (180 t), le tourteau (150 t) et la praire (110 t). La vente par internet représente 80% du total. « Nous comptons une cinquantaine d’acheteurs (Bretagne, Loire-Atlantique, Vendée, Charente- Maritime…) », explique Ronan Floch, directeur d’exploitation. La flottille comporte une centaine de bateaux, parmi lesquels 45 fileyeurs côtiers et 35 coquilliers. « La totalité de la pêche s’effectue à la journée. La vente se déroule à 14h30. Le départ s’opère entre 15h et 16h et les clients sont livrés le lendemain », précise-t-il. La criée est appelée à se développer. Une décision sera prise d’ici à la fin de l’année. Deux hypothèses sont envisagées : soit le maintien dans les lieux devenus étroits (1 000 m²) avec extension de la surface de travail ; soit un déménagement, souhaitable, au bassin n°3 afin de disposer d’un espace nettement plus vaste (3000m²). Les bateaux du quartier sont de plus en plus nombreux à vendre sous criée où se réalise désormais la moitié des transactions.

*La Région Bretagne en a concédé la gestion à la CCI de Brest qui l’exerce via « Brest Océan Pêche » détenue à 45% par la CCI, 45% par l’Association des Acheteurs des Produits de la Pêche de Brest et 10% par
le Comité départemental des pêches maritimes et des élevages marins du Finistère.

CHIFFRES CLÉS
1 marin = 4,3 emplois à terre
3 000 marins et 700 bateaux en Finistère.

Cornouaille Port de Pêche

6 ports équipés d’une halle à marée (Audierne, Concarneau, Douarnenez, Le Guilvinec, Loctudy, Saint-Guénolé – Penmarc’h) gérés par la CCI Quimper-Cornouaille pour le compte du Conseil général.
25% de la pêche fraîche française.
475 navires de pêche.
2 000 marins.
47 000 tonnes vendues sous criée pour une valeur de près de 136 millions d’euros.
14 600 tonnes vendues hors criée pour 18,3 M€.
5,4 millions d’euros investis par la CCI Quimper-Cornouaille dans les ports de pêche cornouaillais en 2012 (près de 35 M€ au total sur la période 2005-2012).
6,8 M€ d’investissements nouveaux sont prévus cette année.
200 acheteurs agréés.
8 000 emplois en Cornouaille pour l’ensemble de la filière (pêche, mareyage, industrie, service, construction/ réparation navale).
500 entreprises.
58,6% de la valeur et 56,6% (+5%) du tonnage sont apportées par la flotte hauturière.
Avec 10 147 t (-35%), la sardine marée constitue la première espèce débarquée en volume devant la baudroie (6 569 t, +7%) et l’églefin blanc (5 137 t, +38%)…
Avec 33,4 M€, la baudroie (lotte) représente la première espèce débarquée en valeur, devant la langoustine sud (13,1M€), le cabillaud (8,5 M€) et la sardine marée (7,7 M€).
Le Guivinec, avec 18 558 t (65,1M€), est la première criée cornouaillaise, devant : St-Guénolé-Penmarc’h : 11 622 t
(25,1 M€), Concarneau : 7 042 t (24,6 M€), Douarnenez : 5 742 t (5,2 M€), Loctudy : 3 165 t (10,3 M€) et Audierne : 931 t (5,9 M€).

Nord-Finistère

6 473 t d’apports à Roscoff pour une valeur de 22,5 M€.
1 735 t d’apports à Brest pour une valeur de 8,2 M€.

Sources : CCI de Quimper-Cornouaille, Comité départemental des pêches maritimes
et des élevages marins, DDTM, criées de Brest et Roscoff.