Océanopolis : splendeurs océanes

Loutre europeenne à Océanopolis

Premier site touristique payant de Bretagne, Océanopolis a accueilli depuis sa création en 1990 plus de 9 millions de visiteurs. Cette réussite repose sur une politique de renouvellement permanent et sur la dualité assumée entre ambiance ludique et sérieux scientifique.

Sous l’impulsion de Jacques Sevellec, directeur général de Brest’Aim*, et de son directeur, Eric Hussenot, Océanopolis a su relever l’éternel défi proposé aux équipements de cette nature : se renouveler. Les chiffres sont éloquents : 440 000 visiteurs accueillis l’an dernier, 85 permanents (jusqu’à 250 emplois avec les saisonniers), 8 700m² de surface d’exposition, un millier d’espèces… le « parc de découverte des océans » a le vent en poupe. « L’ancrage territorial d’Océanopolis est très fort : 71% des dépenses de fonctionnement sont localisées sur le Pays de Brest, 74% dans le Finistère, 83% en Bretagne », souligne Eric Hussenot. « 1 € injecté en matière d’investissement par BMO crée en retour 1,11€ sur son territoire. 1 € venant du Département rapporte 2,70€ au Finistère ». Profondément engagé depuis l’origine dans ce qu’il qualifie de « superbe aventure », Jacques Sevellec insiste sur la nécessité d’une « communication intelligente », non donneuse de leçons. « Nous sommes à la fois un établissement ludique et une vitrine scientifique. Cette dualité est obligatoire. Les deux aspects sont indissociables.»

La pérennité de cet impact économique puissant repose sur un impératif clair : être et durer, sans jamais lasser. Pour cela, Océanopolis doit se montrer imaginatif, afin de conserver ceux qui lui sont fidèles tout en attirant un public nouveau. « Le premier objectif est de faire évoluer nos expositions permanentes, sachant que 30% des visiteurs reviennent », explique Eric Hussenot. « La seconde priorité consiste à créer un grand thème chaque année et organiser autour de lui un ensemble d’évènements et d’opérations destinées au public local. Le troisième niveau requiert des investissements plus lourds tous les cinq ou six ans (bassins, équipements nouveaux…). Il nous faut sans cesse relancer l’attractivité d’Océanopolis, ce qui implique de communiquer sur des initiatives fortes et originales ».
D’où les loutres, cette année ! Pourquoi elles ? « Nous recherchions un thème tournant autour du vivant, en privilégiant une exposition extérieure », indique Eric Hussenot. « La loutre de Bretagne est emblématique. Elle nous rappelle à quel point il est indispensable de préserver la qualité de nos écosystèmes marins et d’eau douce. Lorsque l’on prend véritablement soin d’une espèce, on obtient des résultats ». Comme Océanopolis…

Plus d’infos : www.oceanopolis.com
*Société anonyme d’économie mixte créée en juin 1974, chargée de la gestion d’équipements publics à vocation économique, culturelle, de loisirs touristiques et sportifs. Océanopolis est un équipement public appartenant à Brest Métropole Océane.