Céline, Julie et Marius, 14-15 ans, élèves de 3e à Dom Michel, ont effectué leur stage à la fin du mois de janvier dernier. Ils reviennent sur les impressions que leur a laissé ce premier passage dans le monde réel du travail.

JULIE ET LA DÉCOUVERTE DU MILIEU PHARMACEUTIQUE
Julie souhaitait d’abord effectuer son stage dans un cabinet vétérinaire, ce qui n’a pas été possible. Egalement intéressée par le milieu pharmaceutique, elle est contente de recevoir une réponse positive de la part de la pharmacie du Conquet… et ne l’a vraiment pas regretté ! Premier point positif, la disponibilité de son maître de stage : « Il était toujours prêt à répondre à mes questions, et il a pris le temps de me montrer toutes les facettes du métier… et il y en a beaucoup plus que ce que je m’imaginais ! ». Confortée dans l’idée de s’intéresser à cette filière, Julie s’est sentie éclairée sur le métier. Elle a pu observer qu’au-delà du contact avec la clientèle, il y a les relations avec les grossistes, les préparations médicales sur commande, les médicaments des résidents de la maison de retraite à distribuer chaque semaine, etc. « Cette diversité des contacts m’a plu, tout autant que le fait d’avoir de nombreuses responsabilités », explique-t-elle encore. Quant aux études à suivre, Julie sait déjà qu’après le bac scientifique, l’école de pharmacie dure 6 ans et que les centres de formation les plus proches sont situés à Nantes ou à Rennes.

MARIUS, LA COMPTABILITÉ DANS LA PEAU !
Intéressé par la comptabilité, Marius a obtenu un stage au service comptabilité de la mairie de Plougonvelin. « Je ne pouvais pas effectuer des tâches comptables, j’ai donc observé le travail de la comptable et j’ai participé à d’autres travaux dans d’autres services », explique Marius. Donner un coup de main à droite, effectuer des photocopies à gauche, venir en renfort pour les reliures, autant de services rendus qui ont permis au collégien de varier ses journées. Marius ne se souvient pas vraiment comment l’idée de s’orienter dans la filière comptable lui est venue mais il y tient : « je veux devenir expert comptable ! Et ce stage m’a conforté dans ce choix, ça m’a vraiment plu. J’aurais aimé faire plus qu’observer et j’aurais voulu que le stage dure plus longtemps ! » Il n’a pas encore d’idée précise sur la formation qui le conduira à son objectif après un bac STMG (sciences et techniques du management et de la gestion) mais il est enthousiaste à l’idée de se former : « Tout d’abord j’aime beaucoup les maths et l’idée de gérer les finances d’une entreprise me plaît ». Les stages permettent souvent d’écarter de ses projets certains métiers, mais parfois c’est l’inverse!

CÉLINE, CAP SUR LA PSYCHOLOGIE
Après avoir envisagé le métier de photographe et cherché un stage dans ce milieu, Céline s’intéresse à la psychologie. Sa demande de stage auprès de la Marine Nationale, initialement au service d’information et de relations publiques des armées (SIRPA) s’est soldée par une réponse positive, mais pour un stage d’observation au sémaphore de St- Mathieu. Qu’à cela ne tienne, c’est original, pratique pour la jeune Conquétoise et c’est un oui, enfin ! « C’était intéressant de découvrir le métier de guetteur sémaphoriste et le fonctionnement de l’équipe en place à St Mathieu », relate Céline qui a un peu participé à l’enregistrement des navires de passage dans la zone couverte par les guetteurs de St-Mathieu. Et la bonne surprise, c’est la visite de deux étudiantes en psychologie venues interroger les sémaphoristes : « Elles posaient des questions sur la façon dont les contraintes professionnelles pèsent sur l’organisation familiale par exemple. Leur entretien n’était pas très long mais ça m’a donné envie de poursuivre ma réflexion sur cette filière ». C’est donc le bac littéraire que Céline met dans sa ligne de mire et pourquoi pas la formation de psychologue dispensée par la Marine Nationale.