Julien Talbot en 1ère année de bac pro au lycée maritime du Guilvinec

Lycee maritime du Guilvinec

Le lycée professionnel maritime du Guilvinec propose des cursus offrant la quasi-certitude de trouver un emploi rémunérateur. Rencontre avec Julien Talbot, 24 ans, en 1ère année de bac pro dans le cadre d’une formation en apprentissage.

Julien Talbot partage sa vie de futur patron-pêcheur entre le Laura, chalutier de 22,80m, l’un des quatre bateaux de l’armement « Hent ar Bugale » de Loctudy, sous l’autorité de son patron Rémy Boennec, et le lycée professionnel maritime du Guilvinec où il suit une formation pluridisciplinaire. Comptable pendant trois ans après un BTS décroché à Chaptal (Quimper), il a préféré respirer l’air du large plutôt que de rester entre quatre murs. Il alterne quatre semaines de cours à terre, notamment sur simulateurs, et cinq semaines de travail dans son nouvel élément. La partie « pratique » se déroule principalement en Sud-Irlande aux côtés du patron, du mécanicien et des deux autres matelots. Les qualités pour cela ? « Etre volontaire et sociable », expliquet- il. « Quand on reste à cinq pendant quinze jours, il faut un peu d’humour. Si l’on ne se parle pas, ce n‘est pas la peine… ». L’humour, Julien n’en manque pas, alors tout va bien. Il s’avoue « impatient de repartir » pour la prochaine marée, partir « pour se concentrer sur son boulot ». Sans oublier pour autant les cours dispensés au lycée (histoire-géo, français, maths, physique, sport, navigation, lecture de carte, ramandage*, traitement des captures, législation, machines, anglais technique…). Vaste horizon de révision et d’action qui prend tout son sens en mer. « Nous apprenons par exemple les règles de barre sur papier et simulateur au lycée », indique Julien. « A bord, si j’ai un doute, je vais voir le patron. C’est un échange permanent entre théorie et pratique. Les situations réelles enrichissent la formation. Dans le même temps, nous réfléchissons à terre à ce qui peut se produire en mer ».

capitaine 500
En Sud-Irlande, l’équipage pêche principalement du cabillaud, de la lotte et du merlan… « Je suis pratiquement certain d’avoir un poste dans l’armement où je suis. C’est tranquillisant. Je m’inscris dans une continuité », confie Julien. Pronostic confirmée par la chargée de communication du lycée professionnel maritime du Guilvinec, Geneviève Obelleiro : « Son patron et le responsable de l’armement savent ce qu’il vaut en termes de compétences et de comportement ». De bonnes raisons de poursuivre l’aventure ensemble… Et de reconnaître la constance dans l’effort. « Au début, on se dit que ça n’a pas l’air si dur. Mais j’ai quand même perdu 10 kilos lors de ma première marée. Ça m’a fait bizarre… ». Julien poursuit avec aisance sa route vers le bac pro et le brevet de capitaine 500. L’obtention de ce brevet permet d’exercer les fonctions de capitaine sur tout navire de jauge brute inférieure à 500 UMS, ne dépassant pas 200 miles des côtes. Le titulaire de ce brevet est appelé à assurer le quart à la passerelle en toute sécurité, planifier et effectuer des traversées à proximité du littoral, déterminer la position du navire, maintenir la navigabilité du navire, le manoeuvrer et faire fonctionner les machines. Et après ? « La finalité est de devenir patron, de commander mon bateau », conclut Julien. « C’est clair et logique ».

*Réparation des filets.
Les portes ouvertes du lycée professionnel maritime du Guilvinec ont lieu le 23 mars de 9h à 17h.
Plus d’infos : www.lycee-maritime-guilvinec.com

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