Recherche d’emploi : développer ses réseaux sociaux

Réseaux sociaux

75% des offres d’emploi ne font pas l’objet d’annonces officielles à l’extérieur de l’entreprise. Les candidatures spontanées bien ciblées, les rencontres et l’élaboration d’outils qui donnent une meilleure visibilité à son profil peuvent être des clés pour toucher ce marché caché. Même si les nouvelles technologies ont révolutionné la manière de s’informer, rencontrer et interroger des professionnels reste toutefois une valeur sûre. Les réseaux sociaux professionnels constituent ainsi des outils efficaces en complément d’une recherche active multicanale s’ils favorisent la mise en relation réelle. En fonction du secteur et du métier, la règle est d’oser surprendre et de chercher à se différencier en utilisant efficacement les outils existants. Services de l’État, entrepreneurs, consultants, associations vous proposent dans ce guide une compilation des bonnes pratiques à suivre.

Accéder au marché caché
La grande majorité des postes disponibles sont pourvus grâce au bouche-à-oreille et à la puissance des réseaux professionnels et personnels. La première source de recrutement serait même la cooptation. « Il est donc essentiel, insiste Sylvain Guéguen, consultant webmarketing chez Akostic, de créer des connexions utiles, de cultiver les réseaux tant réels que virtuels pour rester actif dans son écosystème. » La publication de profils en ligne dans des CVthèques généralistes ou spécialisés (jeunedip, emploirama, cv.com, sites des grandes entreprises, cabinets de recrutement ou agences d’intérim…), sur des sites d’emploi (Pôle emploi, Monster, Apec, Keljob, Cadremploi, Ouestjob…) et la présence sur les réseaux sociaux professionnels (Viadeo, Linkedln, JDN Réseau,…) contribuent à « élargir son champ d’investigation » selon Olivier Branellec, directeur de l’agence de communication Hippocampe à Brest. « Ces outils permettent aux gens proactifs de rester en veille et d’éviter de passer à côté d’opportunités professionnelles. Pour l’entrepreneur, l’intelligence technique de ces plateformes amène d’autres candidatures que celles qui suivent les canaux plus traditionnels. » Mais pour être repérés et présélectionnés par un employeur, « votre CV et votre profil doivent contenir les mots-clés utilisés dans votre profession mais aussi dans les annonces elles-mêmes, » recommande Sébastien Nau,cofondateur du cabinet de recrutement quimpérois Ozvan. « La sélection de mots-clés par poste nous permet d’affiner efficacement nos recherches sur les CVthèques pour trouver rapidement et à moindre coût des candidats potentiels, confirme François-Xavier Flichy, responsable développement du potentiel humain au sein du groupe DCNS Brest. C’est une aide précieuse à l’embauche, même si ça ne remplace pas l’entretien décisif. » Pour accroître votre visibilité sur le web, vous pouvez « interconnecter tous vos outils en créant sur aliaz.com une page d’accueil personnelle qui donnera un accès unique à l’ensemble de vos profils », conseille Sébastien Nau.

Améliorer sa visibilité tant pour l’employeur que pour le demandeur d’emploi
Même si les réseaux sociaux sont de plus en plus intégrés dans les politiques de recrutement des grands groupes, ils sont peu utilisés par les entreprises finistériennes qui restent encore bien frileuses. Les raisons en sont multiples : « Les entreprises au niveau local ont une méconnaissance des potentialités du web », avoue Sylvain Guéguen. De plus, la démarche qui doit s’inscrire dans une stratégie de long terme est chronophage, et n’est pas forcément rentable pour des profils peu pointus. « Les réseaux sociaux sont intéressants pour des recrutements de cadres à haut potentiel, des candidats dormant déjà en poste, des profils pénuriques, précise Sylvain Guéguen. Les entreprises n’utilisent pas forcément les réseaux sociaux comme nouvelle source de recrutement, mais les intègrent plutôt dans leur stratégie de marque pour valoriser leurs offres d’emploi auprès de ces publics, les courtiser et se démarquer de leurs concurrents ». Du côté des demandeurs d’emploi, « il est important d’utiliser les réseaux sociaux à bon escient et d’en maîtriser le contenu pour soigner son e-réputation ou image virtuelle, insiste Olivier Brannellec. Sur certains réseaux sociaux tels que Twitter et Facebook, les informations relatives à la vie privée et à la vie professionnelle cohabitent. Or les recruteurs des TPE/PME ont souvent le réflexe de rechercher le nom d’un candidat sur un moteur de recherche et les résultats influencent obligatoirement leur opinion. » En France, 14 % d’entre eux avouent en effet avoir rejeté des candidatures après avoir obtenu des informations sur internet. Les responsables de ressources humaines, quant à eux, affirment suivre une déontologie stricte en matière de recrutement. « Nous ne travaillons que sur les éléments fournis par le candidat », atteste François-Xavier Flichy de DCNS Brest.

Rompre l’isolement
Au-delà des réseaux virtuels, les associations, les groupements interprofessionnels ou dispositifs qui accompagnent les demandeurs d’emploi (Cadr’action 29, Missions locales, Carrières emploi du Secours catholique de Quimper, Ell’en Cornouaille et à Brest, Entreprendre au féminin…) peuvent donner une nouvelle dynamique à votre recherche d’emploi. Il est nécessaire de choisir les réseaux les plus pertinents en fonction de son secteur d’activité et de sa zone de recherche. Quel que soit votre situation, conclut Sylvain Guéguen, « savoir présenter ses projets et en parler autour de soi, être gourmand des opportunités de rencontrer du monde sont sources de réussite ».

Pour plus d’informations, consultez les brochures thématiques de Pôle emploi : http://www.pole-emploi.fr/candidat/

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