Bonne année 2013 ! par Albert Billon

Albert Billon, animateur territorial

Janvier est le mois des voeux, le mois de tous les possibles. Toutes les résolutions – en dépit des réalités ou grâce à elles – sont bonnes à prendre. J’invite de ce pas, tous les pessimistes, les grincheux, les déclinologues de tous bords, les frigides, les constipés du lundi matin, les annonceurs de mauvaises nouvelles, les aigris, les nostalgiques, les emmerdeurs… à demander la nationalité belge ou anglaise. Bon débarras !!! Arrêtons de gémir et préparons la riposte.

Si notre région, comme la France en général, souffre de l’accroissement du chômage et de la perte de nombreux emplois ces 18 derniers mois, elle reste néanmoins attractive et parfaitement compétitive à l’échelle nationale et européenne. Sa démographie dynamique, le bon niveau de formation de nos jeunes, la richesse du tissu industriel et entrepreneurial, la densité de nos réseaux associatifs sont autant de facteurs et de gages de réussites et de capacités à rebondir. Notre corps souffre mais il est en bonne santé. Les douleurs existent mais on s’en remettra.

Je suis extrêmement frappé par le décalage entre les propos quotidiens des analystes et autres commentateurs nationaux, qui nous annoncent catastrophes sur cataclysmes, et la réalité des acteurs qui nous entourent. J’ai la chance de rencontrer et de travailler avec beaucoup de gens qui ont une perception de l’avenir beaucoup moins noire que celle que l’on nous sert tous les jours. Attention, personne ne nie la souffrance des sans emplois ou les dégâts de l’exclusion, le caractère impitoyable des plans sociaux ou le sentiment d’injustice que provoque un licenciement….

Chaque famille finistérienne est touchée par ce fléau, de près ou de loin. Pour autant, notre réalité foisonne de projets et de mises en perspective enthousiasmantes. Les élus locaux annoncent – enfin – des programmes d’investissement conséquents et des mises en chantiers (sports, culture, services à la personne). Bon nombre d’entreprises privées modernisent leurs outils de production, avec à la clé, le maintien ou la création de nouveaux emplois. Le tissu associatif continue de s’enrichir de nouvelles initiatives. Certes, face à la raréfaction des subventions publiques, l’avenir est plutôt à la mutualisation des moyens. Mais c’est aussi l’occasion de penser l’avenir en termes d’emplois durables, moins émiettés, moins précaires.

Quand notre cher Préfet, Jean-Jacques BROT, évoque la résilience du Finistère comme une qualité cardinale de notre Histoire et donc de notre avenir – perpétuel recommencement – il ne dit pas autre chose. Il nous souhaite d’être nousmêmes, refusant le renoncement et le pessimisme. Nous sommes fous d’être Finistériens, au bout d’une terre où l’on pourrait se noyer. Nous sommes fiers d’être Finistériens, au début d’une route d’où part un monde infini, à construire et à partager. D’ici, tout est possible parce que rien ne nous est donné. De là-bas, on nous regarde, on nous envie. La réussite appartient aux audacieux.

N’est-il pas ?