Tourisme : pourquoi le Finistère séduit

Balade en Presqu'île de Crozon

Le département a recensé entre 29 et 30 millions de nuitées par an au cours des quatre dernières saisons touristiques. Il demeure solidement ancré dans le peloton de tête, au 7e rang des départements français.

L’examen des évolutions sur les dernières saisons permet de dégager plusieurs constantes. Juillet a connu en 2011, avec un déficit de 33 000 nuitées comparativement à 2010, sa 8e année de baisse consécutive. En revanche, avril et juin affichent une progression régulière depuis 2008. On constate également quelques inversions de tendances. Ainsi, septembre, qui avait le vent en poupe entre 2008 à 2010, a accusé une diminution des nuitées supérieure à 10% en 2011. De même, août a marqué le pas l’an dernier après trois hausses successives.

Juillet et août concentrent 57,2% de la totalité des nuitées, un pourcentage quasi inchangé depuis 2003. Avril, mai, juin et septembre comptent pour 28,9% de l’ensemble. L’apport en population touristique s’élève en moyenne à 81 000 personnes (pour près de 900 000 habitants dans le Finistère). L’an dernier, le pic annuel de fréquentation a été atteint le 14 août avec 393 219 nuitées. Notre département représente 31% de la fréquentation régionale, juste derrière le Morbihan (34%) mais nettement devant les Côtes-d’Armor (23%) et l’Ille-et-Vilaine (12%).

Qualité de vie…

Le « Baromètre d’image du Finistère », réalisé par le département « Opinion et Stratégie d’Entreprise » de l’institut IFOP à la demande du CG29, révèle que deux Français sur trois déclarent avoir une « bonne image » du département.
Le Finistère apparaît comme le territoire le plus fréquemment associé à la Bretagne aux yeux des trois publics externes étudiés (grand public national, décideurs économiques, journalistes). Son image positive est unanimement caractérisée par la beauté des paysages, la qualité de la vie, la chaleur et le tempérament des habitants ; mais aussi le poids de la culture et de l’histoire, l’attachement affectif au territoire et la proximité avec l’océan.

Les dimensions économiques peinent en revanche à convaincre. L‘éloignement constitue, notamment aux yeux des dirigeants d’entreprise, un frein potentiel au développement. Brest et Quimper sont les deux seules agglomérations citées spontanément par une large part des interviewés. 24% des décideurs économiques interrogés s’avouent même incapables de citer une ville du Finistère !
La part des personnes interrogées souhaitant s’installer en Finistère ou y implanter leur entreprise est relativement faible, et contraste avec la propension générale à y séjourner, pour des week-ends ou des vacances. L’idée d’un court séjour convainc principalement les plus de 65 ans, les habitants de la région parisienne et ceux qui connaissent déjà le Finistère. Pour ce qui concerne les vacances, plusieurs catégories expriment une réticence : jeunes de 15 à 24 ans, professions libérales et cadres supérieurs… A l’inverse, les artisans-commerçants et ouvriers sont plutôt partants.
Les Finistériens eux-mêmes expriment le souhait de voir se développer encore davantage le tourisme, bien qu’étant partagés sur les risques inhérents à l’expansion de ce secteur d’activité. Tout est affaire d’équilibre… durable.

Sources :
« Quel positionnement pour le Finistère ? Entre écotourisme et tourisme durable » (janvier 2012), réalisée par l’agence de développement touristique Finistère Tourisme avec le concours financier du Conseil général du Finistère. « Baromètre d’image du Finistère » (janvier 2011) réalisé par l’Ifop pour le Conseil général du Finistère.
Plus d’infos : www.finisteretourisme.com

CHIFFRES CLÉS
2,8 millions de touristes (82% français, 18% étrangers)
Plus de 2 millions de visiteurs dans les sites et équipements culturels et de loisirs
5,8 millions d’excursions annuelles
29,6 millions de nuitées en 2011
20 manifestations événementielles de plus de 10 000 participants
Plus d’1 milliard d’euros de consommation annuelle : 897 millions pour le tourisme, 174 millions pour l’excursionnisme

HÉBERGEMENT
478 000 lits touristiques : 29% marchands, 71% nonmarchands
280 campings, 220 hôtels classés tourisme
85% des hébergements touristiques sont concentrés sur le littoral

MOTS CLÉS
L’hébergement marchand donne lieu à une rémunération de la prestation (hôtel, gîte rural, camping, résidence de tourisme)
L’hébergement non-marchand s’effectue chez des parents ou amis, dans la résidence secondaire ou le mobil home dont on est propriétaire, en camping-car…