Brest racontée par les Greeters

Greeter brestois Raymond Quentric

Raymond Quentric est le premier greeter de Brest, qui en compte aujourd’hui une dizaine. D’origine anglaise, le mot greeter se traduit par hôte ou personne qui accueille. Car le principe est simple et gratuit : il s’agit de visiter la ville guidé par un habitant passionné et volontaire.

En 2010, Marc Doria, directeur de l’office de tourisme de Brest métropole océane, s’intéresse vivement à ce concept déjà en place aux Etats-Unis. De son côté, Raymond Quentric avait préalablement manifesté sa volonté d’être guide amateur pour la ville. C’est ainsi que Raymond s’est retrouvé premier greeter à transmettre son enthousiasme et ses connaissances historiques aux touristes de passage ou aux Brestois curieux d’en savoir plus. Le regard de ces guides bénévoles est complémentaire des guides professionnels : « C’est une autre approche basée sur l’échange, insiste Raymond, les greeters ont leur spécialité et un rapport particulier avec la ville. Nous ne prenons que des petits groupes de maximum six personnes, pour des déambulations d’environ deux heures ».

Montrer ce qui ne se voit pas

Sa spécialité, c’est l’histoire. Il aime restituer l’épaisseur historique que la ville n’a pas au premier coup d’oeil. Montrer ce qui ne se voit pas, multiplier les passerelles entre hier, aujourd’hui et demain sont les motivations qui animent ce jeune retraité des télécommunications. Saviez-vous qu’en 1600 Brest ne comptait que 400 habitants entre le château et les quelques maisons autour ? Mais qu’en 1789 nous en étions à 30 000 habitants ? La ville a explosé démographiquement à partir de la construction du port de guerre. « Au XVIIe siècle, Brest est une création d’Etat, une colonie française dans un pays bretonnant, longtemps étrangère à son milieu. Elle n’avait pas d’arrière-pays, corsetée dans ses remparts. En 1865, lorsque la Marine a fermé la Penfeld, la ville a perdu son centre et s’est retrouvée à la recherche d’un coeur de ville jusqu’à aujourd’hui. Comprendre l’histoire de la ville est la clé pour comprendre son avenir ».

Histoire, culture ou nature

Les questions des visiteurs guident les pas et les explications des greeters. C’est une rencontre conviviale où chacun apporte à l’autre. Les greeters sont complètement bénévoles et adhèrent à une charte d’éthique. C’est le troisième été qu’ils s’apprêtent à vivre en tant qu’hôtes de la ville. A Paris, Nantes ou Marseille, le système a été instauré depuis plus longtemps. D’autres greeters ont des sensibilités plus culturelles ou associées au patrimoine naturel : une richesse dont il faut s’emparer dès cet été, que l’on soit d’ici ou d’ailleurs !

Pratique : renseignements à l’office du tourisme de BMO, place de la liberté à Brest.
A savoir : une greeter propose des visites autour du Conquet.
Tél. : 02 98 44 24 96.
Site : www.brest-metropole-tourisme.fr.
Pour en savoir plus sur le réseau international des greeters : www.globalgreeternetwork.info