Nicolas Dayot : « 10 mobil-homes créent un emploi »

Mobil-home dans un camping

L’hôtellerie de plein air en Finistère, c’est 280 campings (130 emplacements par établissement en moyenne, dont 30% de mobil-homes) ; 250 travailleurs non salariés, 1 060 salariés équivalent temps plein, 4 200 saisonniers ; 3 millions de nuitées par an… On estime qu’il faut 100 emplacements nus ou… 10 mobil-homes pour créer un emploi. « Notre modèle économique repose de plus en plus sur le mobil-home », confirme le président du Syndicat départemental et de l’Union bretonne de l’hôtellerie de plein air, Nicolas Dayot, gestionnaire du camping La Plage de Tréguer à Plonévez-Porzay. L’impact environnemental de cette évolution n’est pas neutre. L’ensemble de la filière l’a déjà pris en compte via la mise en oeuvre d’une éco-contribution volontaire finançant la déconstruction et la valorisation par le recyclage des résidences mobiles locatives en fin de vie. Dans le même registre, la fédération nationale de l’hôtellerie de plein air avait conçu dès 2006 une « Charte nationale pour la qualité paysagère des campings » à travers laquelle les professionnels s’engagent, notamment, à « intégrer l’établissement à son site naturel et culturel » et « adopter une gestion éco-responsable ».

Montée en gamme

La moitié des campings finistériens étant équipés d’un dispositif d’assainissement non collectif, la profession s’est par ailleurs beaucoup investie récemment en faveur de l’amélioration de la qualité des eaux de baignade. Côté équipements, la montée en gamme se poursuit, voire s’intensifie. Investissements lourds, piscines couvertes, espaces détente, animations de plus en plus élaborées répondent à un niveau d’exigence toujours plus élevé. « Certains de nos clients n’imagineraient pas une seconde pénétrer dans un sanitaire collectif. Ils veulent se sentir quasiment comme à la maison », constate un professionnel. Côté recrutements saisonniers, l’équation demeure pour l’instant complexe. « Nous croulons sous les demandes pour juillet-août. Cela se complique grandement pour l’animation et les ailes de saison », explique Nicolas Dayot. La mise en oeuvre prochaine du Contrat d’objectif emploi/formation tourisme sera décidément la bienvenue !

Plus d’infos : www.hotellerie-pleinair. com/bretagne/finistere/finistere.html

TOURISME : ACTEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR En juillet-août 2011, le Finistère a recensé 22 600 emplois touristiques (14 300 en moyenne annuelle). Ils se concentrent essentiellement dans la restauration (5 662), les hôtels (2 759) et les hébergements touristiques (2 709), sans oublier les parcs d’attractions et casinos (255), les thermes et la thalassothérapie (174), les transports côtiers (63) et… les offices de tourisme (40).
L’an dernier, le Finistère a maintenu sa part de marché sur le plan national (7e rang). Depuis l’année 2000 et le naufrage de l’Erika, la fréquentation annuelle s’est stabilisée (entre 29 et 30 millions de nuitées) sans retrouver le niveau de la fin des années 90 (plus de 32 millions de nuitées en 1997).
L’hôtellerie de plein air constitue le premier mode d’hébergement marchand du département avec plus des deux tiers des capacités. Suivent les hébergements locatifs qualifiés (gîtes, meublés, chambres d’hôtes…) qui représentent 10% de l’offre, puis l’hôtellerie (8%).