Philippe Mazéas, chargé d’études à l’agence d’urbanisme du Pays de Brest (ADEUPA)

Quelle stratégie pour les voitures ?

Le réseau routier du Pays de Brest a accompagné et favorisé la périurbanisation. Tout a été fait pour faciliter l’usage de l’automobile. Aujourd’hui, le coût d’utilisation d’une voiture se situe entre 5 000 et 6 000 euros par an, alors qu’elle passe 80% de son temps en stationnement…

La voiture serait-est indétrônable ?

Il n’est pas simple d’infléchir les comportements, notamment l’auto-solisme (moi tout seul dans ma voiture). On s’attaque à des enjeux qui ne sont pas uniquement financiers mais qui relèvent aussi de l’image sociale, de la praticité, d’une assimilation à la liberté… Cela dit, il n’est pas question de chasser la voiture de la ville. En revanche, il serait souhaitable de partager l’espace de façon plus équitable. Aujourd’hui, la voiture est omniprésente.

Quelles peuvent être les solutions ?

À travers le Schéma de cohérence territoriale (ScoT) du Pays de Brest, l’important est de lier transport et urbanisme. La priorité accordée à la compacité urbaine ne peut se concevoir sans liens avec le développement de systèmes performants de transports collectifs et de modes doux de déplacement. Par ailleurs, la mobilité numérique va prendre de plus en plus de place. Le télétravail se développe, même si nous n’avons pas encore complètement pris la mesure des opportunités offertes par la dématérialisation des déplacements.