Jean-Pierre Bigorgne, Vice-président de Quimper-Communauté délégué aux transports

Quel sera le nouveau visage du centre-ville de Quimper ?

La fréquentation des lignes urbaines stagnait depuis une dizaine d’années. La vitesse commerciale baissait de manière légère mais continue. Réserver une rive à la circulation des bus permet de redistribuer l’espace public en faveur des transports collectifs et des modes de déplacements doux. La circulation automobile s’effectuera en rive gauche, côté préfecture. Rive droite, côté centre-ville historique, les cheminements piétons seront aménagés de part et d’autre des voies réservées aux bus. Les trottoirs seront élargis. Les accès riverains et livraisons seront préservés.

Quelles sont les conditions du succès ?

Que l’offre soit adaptée et que la mise en oeuvre s’accompagne de certaines contraintes. Cela dit, il est indispensable d’expliquer et de sensibiliser. Je comprends les inquiétudes des commerçants du centre-ville de Quimper. En 2015-2016, lorsque le projet aboutira, chacun pourra réellement en mesurer les avantages. En termes de calendrier, les travaux de renforcement des quais de l’Odet devraient débuter en 2013.

Est-il si difficile de faire reculer la voiture ?

Aujourd’hui, les transports collectifs ne représentent que 10 % des déplacements dans l’Agglo, contre plus de 80 % pour la voiture. Notre objectif est de les faire augmenter de 40 % à l’horizon 2020. Comment peut-on dire que les voitures vont être bannies du centre-ville de Quimper ? Nantes, qui s’est pourtant investie de façon exemplaire dans le développement des transports en commun, n’est parvenue, malgré tous ses efforts, qu’à maintenir leur part modale dans les flux de déplacements.