Triskell électrique breton : trois piliers indissociables

Éolienne, énergie renouvelable

Les signataires du Pacte électrique breton (Etat, Conseil régional, RTE, ADEME, ANAH) mettent en œuvre une stratégie partagée pour répondre durablement aux enjeux électriques de la Bretagne. 

Le Pacte électrique breton a été signé le 14 décembre 2010 par le préfet de la région Bretagne, Michel Cadot, et le président du Conseil régional, Jean-Yves Le Drian. Aboutissement d’une concertation large et approfondie au sein de la Conférence bretonne de l’énergie, cette signature associe trois autres partenaires essentiels : l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), l’Agence nationale d’amélioration de l’habitat (ANAH), Réseau de transport de l’électricité (RTE).
Le Pacte repose sur trois piliers indissociables :
• Le programme de maîtrise de l’énergie vise à renforcer les dispositifs de rénovation thermique des logements privés et sociaux et l’animation territoriale des politiques énergétiques au plus près des collectivités, entreprises et particuliers. L’objectif est de diviser par 2 à l’horizon 2015, puis par 3 à l’horizon 2020 la croissance de la consommation bretonne d’électricité. Les partenaires s’engagent à mettre en œuvre des actions de maîtrise de la demande d’électricité (MDE) permettant de ramener cette augmentation annuelle de 2,6% actuellement à 1% en 2015.
• Le déploiement massif des énergies renouvelables a pour buts d’augmenter la part de production électrique de la Bretagne et de contribuer à répondre aux objectifs du Grenelle de l’Environnement. Il mobilisera tous les types de filière (éolien terrestre et offshore, énergies marines, photovoltaïque, biomasse…) avec un objectif de puissance installée de 3600 MW en 2020. Cette ambition s’appuiera sur les dispositifs financiers nationaux (tarifs d’achat et appels à projet). Elle passera aussi par l’élaboration de schémas régionaux de planification, par l’accompagnement des territoires et la mobilisation des collectivités en favorisant le déroulement des procédures administratives, et la mise en place, par la Région Bretagne, d’un fonds d’investissement dédié.
• La sécurisation de l’approvisionnement électrique passe par une solution globale de renforcement du réseau de transport de l’électricité : création d’ici à 2018 d’un filet de sécurité, liaison souterraine entre Lorient et Saint-Brieuc de 225 000 volts, et mise en place dans l’aire de Brest à l’horizon 2015 d’un moyen de production d’appoint de type centrale cycle combiné gaz. Parallèlement, le Pacte préconise l’expérimentation à grande échelle de réseaux électriques intelligents permettant un meilleur équilibre consommation-production et le stockage de l’énergie.
La mise en œuvre opérationnelle du Triskell breton fera l’objet d’un suivi qui prendra appui sur les travaux de l’Observatoire de l’énergie et des gaz à effet de serre (Oreges).
Plus d’infos : www.bretagne.fr (site de la Région Bretagne) ; 
www.bretagne.developpement-durable.gouv.fr (site de la Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement).
Chiffres clés Combien de mégawatts par installation ?Voici, à titre de comparaison, la puissance installée* de plusieurs types d’équipements.
• 2660 MW pour les 2 réacteurs de la centrale nucléaire de Flamanville (Manche)
• 2600 MW pour la centrale thermique de Cordemais
• 480 à 500 MW pour le futur parc d’éoliennes flottantes en Baie de Saint-Brieuc
• 450 MW pour le projet de central cycle combiné à gaz prévu dans le Finistère dans le cadre du Triskell breton
• 6 MW pour un parc moyen de 4 éoliennes terrestres en Bretagne
• 2 MW pour le projet d’immersion de 4 hydroliennes au large de Paimpol
• 2 MW pour la future centrale solaire au sol en Presqu’île de Crozon

*Il s’agit ici de mégawatts. S’il était question de production effective, on parlerait alors de mégawatts-heure.