Positionnement de DCNS sur 4 technologies d’énergies marines

Zoom éoliennes flottantes en coupe

«Lorsqu’il s’est agi d’identifier de nouveaux axes de développement pour DCNS, les énergies marines renouvelables ont vite émergé », affirme Marc Bœuf, responsable des partenariats énergies marines. « Ce secteur d’activité nous est apparu pertinent de par notre connaissance de la mer, un milieu qui impose fiabilité et robustesse, et nos capacités éprouvées en termes d’ingénierie et d’industrie ». Cette détermination a débouché début 2010 sur la création d’un outil dédié : l’incubateur brestois. Sa raison d’être : « Préparer l’arrivée du développement industriel en réalisant des études R&D et marketing », indique Marc Bœuf. Cette structure légère (35 personnes) a été implantée dans la Cité du Ponant pour de multiples raisons : présence du Pôle Mer Bretagne et constitution en cours de l’IEED France Energies marines, environnement industriel, omniprésence de la recherche, engagement fort des élus… « L’approche est systématiquement coopérative », souligne Marc Bœuf.

Via son incubateur, DCNS s’est positionné sur quatre technologies :

Éoliennes flottantes. Le projet WINFLO, piloté par l’entreprise lorientaise Nass&Wind industrie, associe plusieurs partenaires locaux : IFREMER, ENSTA, SAIPEM (Brest), bureau d’études In Vivo Environnement (La Forêt-Fouesnant)… Labellisé par le Pôle mer Bretagne, il a pour but de construire un prototype d’éolienne flottante offshore. Responsable de la coordination des phases de conception, de la fabrication et de l’assemblage de la structure semi-submersible ainsi que de l’intégration globale du système, DCNS constitue un acteur clé du projet. « Un démonstrateur devrait être mis à l’eau au printemps 2013 en Bretagne-Sud », précise Marc Bœuf.

Hydrolien. DCNS est entré début 2011 au capital d’un des leaders de ce marché émergent, l’Irlandais Open Hydro. Une première machine a été immergée au large de Paimpol. «Parallèlement, nous travaillons sur la spécification d’un premier site d’exploitation au Raz Blanchard, dans la Manche », indique Marc Bœuf.

Énergie thermique des mers. Le principe consiste à utiliser la différence de température existant dans les mers tropicales entre l’eau de surface à environ 25°C et l’eau profonde (-1 000m) à environ 5°C. Des projets sont en cours à Tahiti, en Martinique et à la Réunion.

Énergie des vagues. Le partenariat avec EDF Energies Nouvelles est basé sur la technologie CETO dont le principe est de récupérer l’énergie de la houle à l’aide d’un flotteur immergé pour la transformer en énergie hydraulique puis électrique. La première application devrait voir le jour prochainement à la Réunion.

Plus d’infos : www.dcnsgroup.com