Nucléaire : 50% de la production énergétique français en 2050

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Il faut réduire progressivement la part du nucléaire dans le bouquet énergétique français, mais il serait « irresponsable » d’en sortir précipitamment. C’est en substance l’avis des sénateurs et députés membres de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, auteurs d’un rapport sur « l’avenir de la filière nucléaire en France » rendu public en décembre dernier.
« L’énergie nucléaire, dans les conditions de sûreté renforcée prenant en compte les enseignements de Fukushima, doit conserver son rôle de pilier », estiment les parlementaires qui soulignent toutefois « le risque de s’en remettre pour une part trop importante » à elle, puisque « l’exemple japonais invite à ne pas mettre tous ses œufs dans le panier ».
Les auteurs appellent de leurs vœux une « trajectoire raisonnée » prenant en considération le délai « historiquement plausible » de maturation industrielle des solutions technologiques dans le secteur de l’énergie.  Celle-ci « ramènerait l’énergie nucléaire à une part de 50 à 60% de la production totale actuelle vers 2050, et de 30% vers 2100». Cette décroissance « serait obtenue en n’effectuant qu’un remplacement partiel des capacités nucléaires installées lorsqu’elles arrivent en fin de vie ».
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