Le SDEF : un acteur finistérien majeur

Carte de réseau et production du SDEF

Créé en 1948, le Syndicat départemental d’énergie et d’équipement du Finistère a pour mission d’organiser et de gérer le service public de distribution d’énergie électrique. Depuis fin 2007, il regroupe toutes les communes du département (275 sur 283) hormis celles qui composent Brest Métropole Océane.

Quelles missions ? Le SDEF dispose de la compétence électricité : contrôle de la concession et de la qualité du service public ; développement et aménagement esthétique des réseaux (enfouissement) ; sécurisation, renforcement et extensions des réseaux dans les communes rurales ; maîtrise de la demande d’énergie et développement des énergies renouvelables en partenariat avec les agences locales de l’énergie (ALE), le Conseil général et l’ADEME. Le SDEF dispose également de compétences optionnelles : développement et exploitation des réseaux de distribution gaz ; création et exploitation des réseaux de communication électroniques (fibre optique) ; construction et exploitation des réseaux d’éclairage public. Il propose par ailleurs des missions d’assistance conseil pour le compte des collectivités (assainissement, eau potable, voirie).

Quel patrimoine ? Il comporte environ 15 000 postes de transformation et plus de 25 000 km de réseaux moyenne et basse tension. Plus de 420 000 abonnés sont raccordés sur ce réseau pour une consommation de 4 500 GWh.

Certificats d’économie d’énergie
Le système des certificats d’économie d’énergie (CEE) repose sur un devoir de réalisation d’économies d’énergie imposée par les pouvoirs publics sur une période donnée aux vendeurs d’énergie comme EDF et GDF. Pour remplir leurs obligations, ils peuvent acheter des CEE auprès d’autres acteurs tels que les collectivités publiques et territoriales. Le seuil d’éligibilité étant de 20 GWh , la plupart des communes finistériennes ne pouvaient pas déposer de dossier en direct. « Le résultat de la mutualisation des actions a permis au SDEF d’engranger une valeur de 46,9 GWh au titre des certificats d’énergie entre 2006 et 2010. 85% du montant perçu a été reversé aux communes participantes », explique son président Antoine Coroller.