Dynamique de performance énergétique des logements de BMO

Peintre en bâtiment

L’amélioration de la performance énergétique des logements représente un axe fort de la politique de l’habitat conduite par BMO.

Après les quartiers de l’Europe et de Saint-Martin, une Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat-Renouvellement Urbain (OPAH-RU) est engagée depuis début 2011, pour une durée de cinq ans, dans le quartier emblématique de Recouvrance. Le programme prévoit notamment la réhabilitation de 55 immeubles en copropriété et la rénovation d’une dizaine d’immeubles en sortie d’insalubrité. « L’ objectif est de soutenir la réhabilitation des copropriétés, traiter l’habitat vétuste et insalubre tout en répondant au défi de la rénovation thermique »,  explique Jean-Pierre Caroff, vice-président de BMO en charge de l’urbanisme et de l’habitat.
Dans le quartier de Bellevue, la Cité de Kergoat se voit elle aussi offrir une seconde jeunesse… moins vorace en énergie. Ces opérations exemplaires s’inscrivent dans une dynamique forte. Depuis plusieurs années, dans une logique de développement durable, BMO a en effet intégré dans ses politiques les dimensions de l’habitat indigne, de la précarité énergétique et de la performance thermique des logements. Le second volet du Programme d’Intérêt Général (PIG) « Habitat Durable » de l’Agglomération vise ainsi à « dynamiser la rénovation thermique du parc immobilier individuel et collectif, notamment en copropriétés ». L’enjeu est décisif pour Brest dont la majorité du parc date de la Reconstruction, bien avant les premières réglementations thermiques apparues en 1975*.
BMO prend cette problématique à bras le corps, via « les Opérations Programmées d’Amélioration de l’Habitat, le programme d’action territorial de l’ANAH (Agence national de l’habitat) et, plus récemment, la création d’une cellule de repérage et de traitement des situations de précarité énergétique », poursuit Jean-Pierre Caroff.
« Un gisement considérable de travaux »
L’emploi représente aussi un élément clé des développements futurs en matière d’habitat. L’étude réalisée par INFOREM (Observatoire Emploi Formation) pour le compte de BMO, intitulée Le Bâtiment face aux enjeux du Grenelle de l’environnement dans le Pays de Brest,  fourmille d’informations éclairantes.
« Les travaux en lien avec la performance énergétique et la qualité environnementale (P.E.Q.E.) représentent 158 millions d’euros, soit 20% du chiffre d’affaires total des entreprises, » du Pays de Brest. Les résultats de l’enquête font ressortir que 29% des entreprises du territoire avaient suivi une formation liée à la performance énergétique en 2009-2010. 19% déclaraient vouloir le faire en 2011. A juste titre puisque le chiffre d’affaires lié à la P.E.Q.E. en construction neuve devrait « croître sensiblement » avec une première accélération dès cette année, sous l’effet de l’application par anticipation de la Réglementation Thermique 2012 à certains bâtiments. « Le gisement représente un montant potentiel de travaux estimé à 4,5 milliards d’euros » pour le Pays de Brest, « dont 59% concernent les logements, principalement les maisons individuelles ». De ce constat découle un fort besoin en formation continue « afin d’atteindre le taux minimum de 50% d’emplois formés à l’horizon 2015 ».
*La RT 1974, entrée en application l’année suivante, ne concernait que les bâtiments neufs d’habitation. 
Plus d’infos : www.brest.frwww.cellule-eco-bretagne.asso.fr