Renaud Sarrabezolles, vice-président de BMO à l’emploi et l’insertion : seconde vie des déchets, seconde chance pour l’emploi

Renaud Sarrabezolles

Pourquoi le traitement des déchets est-il au cœur des emplois d’insertion ?

Les politiques d’insertion peuvent être menées grâce au levier de la commande publique. Cela nous permet de réserver certains marchés aux structures qui accompagnent des personnes éloignées de l’emploi dans la construction d’un nouveau parcours professionnel.
Les métiers du traitement des déchets ne demandent pas de qualifications trop élevées. Ils permettent d’embaucher un grand nombre de personnes et de remettre ces salariés, en quelques mois, en situation d’employabilité.

Quel est le poids des activités d’insertion sur Brest Métropole Océane ?

Douze chantiers et entreprises d’insertion travaillent sur le territoire de BMO dans les domaines des déchets mais aussi du bâtiment, du maraîchage… Nous allons étendre les activités d’insertion aux marchés de service comme, par exemple, les métiers du gardiennage. Ces structures accueillent en flux annuel 1 500 personnes. Elles assurent un suivi social de leurs salariés et leur permettent de développer des compétences. Le taux de sorties positives vers un emploi de plus de six mois ou vers une formation qualifiante est, selon les structures, de 25 à 60%.