Jean-Luc Polard, président du SYMEED : « C’est à nous de traiter nos déchets »

Jean Luc Polard

Allons –nous continuer à exporter éternellement nos déchets, faute de centre d’enfouissement ?

Aujourd’hui, le Finistère exporte 155 000 tonnes de déchets par an en Mayenne, essentiellement des encombrants et des déchets industriels banals. Or c’est à nous qu’il revient de les traiter, les recycler, les valoriser. Pour cela, nous aurons besoin des équipements existants qui, de plus, produisent de l’énergie. C’est pourquoi le SYMEED a réalisé une étude sur la caractérisation des encombrants. Autant privilégier une solution locale si possible.

Il y a pourtant des résistances ?

J’éprouve une incompréhension totale par rapport au refus catégorique de certaines personnes, comme si elles-mêmes ne produisaient jamais le moindre déchet. Pour ce qui est de la création de centres de stockage, il faut prendre en compte le fait que la valorisation des encombrants et des déchets industriels modifie l’approche. Ce sont autant de tonnages en moins à enfouir.